‹ Esquisse d'une histoire de la tragédie françaiseChapitre 64 sur 88 · III. Variété des moyens tentés · texte numérisé non relu

III. Variété des moyens tentés

Boursault, sans succès, essaie de remplacer les sujets antiques par les sujets modernes.

Au contraire, Pader d'Assezan, Longepierre, reviennent aux anciens, en allant même plus loin que Racine dans l'imitation du pathétique grec.

La Médée de Longepierre, 1694.

[Nos. 5855 et 5859.]

Cinquième acte manqué. Les trois premiers actes sont tout à fait dans la tradition française (curieuse figure de Jason: le séducteur). Mais le quatrième acte est original: il est rempli par un monologue de Médée, qui prépare ses enchantements et dit adieu à ses enfants.

Mcdée ne réussit pas en 1694, et ira aux nues en 1728.

IV '. En 1698, La Fosse donne Manlius: c'est le premier cas de l'influence du théâtre anglais sur la tragédie française. La Fosse s'inspire d'Otway (Venise sauvée). [No. 5870.]

La sensibilité, trait caractéristique de tous les personnages. [No. 5873 (P- i- ch. i).]

La Fosse introduit un caractère nouveau de femme, et une idée nouvelle de l'amour: une faiblesse touchante, cause de défaillances, non plus de fureurs, et qui pare d'un charme poétique les personnages qu'elle dégrade.

Manlius reste un cas isolé. Le temps de l'influence anglaise n'est pas encore venu.

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