DES TRÉSORIERS ET RECEVEURS
Parmi les nombreux employés qui, sous les titres et les dénominations les plus variées, étaient les agents et les auxiliaires des collèges d'échevins, on peut citer, en second lieu, les trésoriers et les receveurs, qui étaient chargés de la manutention des deniers communaux.
On en comptait ordinairement plusieurs dans chaque localité. Ainsi il y avait (1) :
A Anvers : un premier trésorier, un second trésorier et un receveur.
A Bruxelles : deux trésoriers, choisis parmi les lignages, et deux receveurs tirés des nations.
A Gand : un receveur ou directeur des ouvrages, un trésorier et un receveur du droit d'issue.
A Malines : deux trésoriers et un receveur (2).
La nomination de ces fonctionnaires était en général réservée au gouvernement.
Mais dans chaque ville le choix du prince n*avait lieu que sur des présentations de candidats.
(1) V. le Précis de M. Gachard, p. 15 et s.
(2) Coutumes de Malines^ art. 1 et s.
A Bruxelles I par exemple , les échevins présentaient aux commissaires du prince des candidats pour les places de trésoriers, et ils nommaient eux-mêmes les receveurs sur une liste de candidats dressée par les nations (1).
Dans d'autres villes le droit de nomination était exercé par Téchevinage ou par les corporations locales.
Ainsi à Anvers le premier trésorier était nommé tous les trois ans par les métiers sur une liste triple de candidats présentés par les échevins en fonctions et choisis parmi les vieux échevins , tandis que le receveur était nommé par le magistrat sur une liste de trois candidats formée par les métiers (2).
A Lierre les receveurs étaient choisis annuellement par les échevins (3).
A Hérenthals les receveurs étaient nommés tous les ans, Tun par les échevins en fonctions, Tautre par les vieux échevins réunis aux doyens des métiers (i).
(4) Ordonnance de U3i, Luyster van Braband, eerste deel, p. 88.
(2) Supptém. aux Coutumes d'Anvers^ art. i, 2, 3, i de la rubrique intitulée : des Trésoriers.
(3) Coutumes de Lierre, I, li.
(i) Coutumes d'Hérenthals, IV, %