‹ Étude juridique de la clientèle des professions LibéralesChapitre 11 sur 76 · Petit, Traité élémentaire de droit romain, p · texte numérisé non relu

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seigneur exerçait sur l’homme et sur la terre (3), ii trouvait son origine pour le client dans sa participation à la religion domestique dont son patron était le prêtre.

Aussi lorsque cette religion domestique s’affai. blit, les liens de clientèle commencèrent-ils à se relâcher. Des circonstances politiques y contribuèrent notamment la constitution nouvelle de Servius Tullius. Sous la République, la clientèle subsistait encore, mais il n’y eut plus bientôt à Rome que deux classes : Les patriciens et les plébéiens avee lesquels se sont fondus les clients.

C’est de cette lointaine institution que nous vient le mot clientèle.

Il n’a plus de signification aujourd’hui qu’en matière professionnelle. Désignant d’abord celui qui avait recours aux gens de palais, avocats, avoués où aux notaires, il a acquis une signification générale et s’applique à celui qui a recours aux services de tout professionnel.

Il y a là d’ailleurs, dans ce recours aux services d'autrui, un phénomène inhérent à toute société civilisée. Un individu, quel qu'il soit, ne peut se passer de ses semblables. Ses besoins sont aussi nombreux que variés, il ne peut y subvenir à lui seul. Or, en face du nombre sans cesse croissant de ces

besoins, nous assistons à une spécialisation de plus

3. V. Declareuil, Histoire générale du droit français des origines à 1789, pp. 266, 268 et &., 365, 366 et s.

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en plus complète des professions. L'activité humaine se concentre sur un objet unique pour gagner ainsi en intensité et en perfection ce qu’elle perd en étendue. Il en résulte que l’individu est obligé d’être le client d’une foule de professionnels qui ne pourvoient à ses besoins que chacun dans sa spécialité.

L’étude particulière de ces rapports de clientèle ne peut être entreprise pour chaque cas. Comme nous avons envisagé les carrières libérales distinetes des professions commerciales et des offices ministériels, de même nous étudierons séparément la clientèle de ces diverses professions. Cette division peut paraître arbitraire parce qu’elle ne comprend pas toutes les professions; elle aura du moins le mérite de mettre en lumière les caractères les plus saillants de la clientèle.

SECTION Î

Caractère impersonnel de la clientèle des professions commerciales.

La prospérité d’une entreprise commerciale tient à des causes diverses dont les unes se réfèrent à la personnalité du commerçant et les autres lui sont complètement étrangères.

Les premières sont constituées par la réputation personnelle du patron et de ses auxiliaires, sa solvabilité, sa probité. Les secondes tiennent au fonds

fini A ns

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