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Or, parmi tous ces motifs auxquels peut céder un acheteur éventuel n’apparaît pas l’influence de la personnalité du commerçant. Ce n’est pas sa compétence professionnelle, sa probité, son amabilité ou la confiance qu’il inspire qui attirent le public mais bien plutôt le prix et la qualité de la marchandise qu’il vend. Sa personnalité demeure à l’arrière-plan; s’il ne sert pas lui-même les acheteurs ils ne le connaîtront même pas. Tout au plus son habileté ou celle de ses vendeurs incitera le publie à continuer à s’approvisionner au fonds de commerce, mais elle ne constituera jamais un élément déterminant.
Quelques exceptions peuvent se présenter dans des cas particuliers; l’élément subjectif aura une place plus grande dans les entreprises commerciales fondées sur l’exploitation des qualités artistiques du propriétaire ou dans les cafés d’habitués tel celui décrit par Huysmans « où la porte ne s’ouvre que sur des visages connus qui provoquent dès leur entrée des hourras et des rires ». Inversement la personnalité du commerçant disparaîtra complètement dans les fonds de commerce vendant des produits standardisés.
Cette solution qui aboutit en fait à reléguer au second plan la personnalité du commerçant peut paraître contraire à la réalité des faits. C’est bien lui — le patron — qui crée le fonds, qui le dirige, qui seul profite des gains et répond des pertes. Sans lui l’existence de l'établissement commercial