‹ Étude juridique de la clientèle des professions LibéralesChapitre 14 sur 76 · PAR · texte numérisé non relu

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est inconcevable « Taberna sine tabernario et negociatore esse neutiquam potest (4) ».

Mais dans l’esprit du public, et c’est à ce seul point de vue qu’il faut se placer ici, le rôle personnel du commerçant ne détermine pas l’acheteur à fréquenter le fonds. Guidé par des principes utilitaires, il ne considère que la marchandise vendue. On ne trouve ici que des acheteurs, des pratiques, des chalands.

L’achalandage peut alors se comprendre comme étant l’ensemble de ces acheteurs guidés uniquement par les qualités de la marchandise vendue, par son prix, ou par la situation du fonds, en un mot par des raisons impersonnelles ; la clientèle étant uniquement ralliée par les qualités professionnelles du commerçant (5).

Ces deux expressions ainsi définies trouvent leur exacte correspondance dans la langue anglaise, l’ensemble des « customers » d’un établissement commercial comprenant le & local goodwill » ou achalandage et le « personal soodwill » où clien-

tèle (6).

4. Select Rot. Florent. Decis, 65, n° 20, cité par Valéry, Annales de droit commercial 1902, p. 220. Maïson de commerce et fonds de commerce.

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