‹ Étude juridique de la clientèle des professions LibéralesChapitre 3 sur 76 · SAS · texte numérisé non relu

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ceux qui les exercent, or quand les corps sont affaiblis, les âmes perdent bientôt toute leur énergie (1). Les arts manuels ne laissent pas le temps de songer à l'Etat, ils ne permettent pas à l’intelligence de se développer librement et de s’élever, aussi Aristote défend-il de les enseigner aux jeunes gens : Q ils rendent l’âme incapable d'acquérir la vertu et de la pratiquer (2) ».

Cette défaveur n’épargnait même pas les grands artistes dont les œuvres font encore aujourd’hui notre admiration. @ Si tu te fais sculpteur, dit Lucien, tu ne seras qu’un manœuvre te fatiguant le corps et ne recevant qu’un vil salaire, ton esprit se flétrira, tu ne seras qu’un homme qui vit du travail de ses mains (3) ».

Quelques Républiques posaient même en principe que nul citoyen ne peut être artisan ; c'était la règle en Crète et à Sparte. Platon l’approuvait fort et dans son Etat Idéal il n’admettait à l’exercice des métiers que les étrangers et les esclaves d'étrangers (4).

Ce même préjugé se retrouve intégralement chez les Romains. Plaute nous indique à quel degré de

L e. . LA . L4 .

l’estime publique étaient placés ces mercenaires

* Dictionnaire des Antiquités Grecques et Romaines, t. 1, p. 443, l'° partie.

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