Lucian, Somn
4, Polit., II, 3, 2,
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vils par leur condition sociale et par les travaux qu'ils exécutaient (5). Cicéron appelle « sordidum » le gain de tous les travailleurs salariés (6) et il englobe dans la même classe tous ceux qui louent leurs services, mercenaires, vendeurs au détail ou artisans. « Illiberales et sordidi queæstus mercenariorum, omniumque quorum operæ non artes emuntur, est enim illis ipsa merces auctoramentum servitutis ».
Quelles étaient alors ces professions dites libérales ? Se rattachait-on pour les déterminer à la nature du service rendu ou bien à la situation personnelle de l’auteur du service ?
Ces deux idées ont l’une et l’autre — semblet-il — exercé leur influence. Cependant — à en croire Sénèque —- les « artes liberales » ne conservaient leurs caractères propres et ne méritaient cette dénomination que s’ils étaient exercés par un homme libre, un ingénu.
Le Digeste (7) nous en donne une liste, maïs il semble bien certain qu’en la matière aucun critérium théorique n’est intervenu. Ulpien y énumère les rhéteurs, les grammairiens, les géomètres (fragm. 1, in princ.), les médecins ($ 1), les sagesfemmes ($ 2), les professeurs de belles-lettres, les libraires, les notaires, les arithméticiens ($ 6), les