Théorème de Newton
Soit toujours
réquation d'une courbe algébrique du degré p. On a
/{^,j) = A.^/'-hB.jPH-...-i-K.
Si Ton transporte l'origine des coordonnées au point P (a, |3), et si l'on prend des axes PX', PYY', parallèles aux axes primitifs, l'équation de la courbe deviendra
Cela posé, soient M,, M,,..., M^, les points où la courbe coupe le nouvel axe des x, et par N» , N,, . . ., N^, ceux où elle coupe le nouvel axe des y\ les segments PM,, PM,,. . ., PM^ sont les racines de l'équation
/(^'-Ha,P) = o, et les segments PN,, PN,, . . ., PN^ les racines de l'équation
/(a,/-hP) = o.
PM.X PM,X. . .X PM;,= il^y
PN.XPN, X. . .X PN^=^ î^^^l^ .
lOO LIVRE IV. CHAPITRE II.
D'où Ton déduit
PM.X PM,X ... X PM^ Bo PN.xPN,X. .XPN^^Ao"
Le second membre reste constant, quel que soit le point P où Ton transporte l'origine. De là ce théorème, attribué à Newton (*) :
Théorème LXXII. — Si par un point P on mène, dans le plan d'une courbe géométrique , deux transversales parallèles à deux axes fixes, les produits des segments, réels ou imaginaires, formés sur ces deux droites entre le point P et la courbe, ont un rapport constant, quel que soit P.