‹ Études littéraires sur les classiques français des classes supérieuresChapitre 26 sur 133 · Sur mes pareils, Ni5arquo, un bel œil «st bien fort · texte numérisé non relu

Sur mes pareils, Ni5arquo, un bel œil «st bien fort

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trop autorisées par la coutume pour qu'on les censure *. N'écoutons pas davantage de vaines chicanes contre des inversions qui, donnant à l'idée plus de prestesse, remplacent par la syntaxe de la passion et de l'imagination la logique trop rigoureuse de la prose :

Allons fouler aux pieds ce foudre ridicule

Dont arme un bois pourri ce peuple trop crédule.

Au lieu de nous attarder à ces minuties, louons plutôt comme une heureuse inspiration ces strophes de Polyeucte ^, qui préludent aux chœurs dont l'éloquence se déploiera dans Esther et Athalie, et qui font à la scène un si bel effet. Leur essor lyrique est d'ailleurs d'une convenance parfaite. Au moment où le héros va livrer son dernier combat, il est naturel que son âme se recueille, seule en face de Dieu, pour implorer la force qui assurera la victoire. Cette crise solitaire de la conscience appelait un monologue, et l'alexandrin serait trop calme pour l'effusion du sentiment qui déborde. De là ces stances dont l'austérité claustrale est d'un à-propos fi^appant.

En résumé, par la régularité de son ordonnance, par des bienséances délicates qui deviennent sublimes, par une onction secrète qui me semble préférable au faste des vertus romaines, par vm héroïsme où la nature et la grâce, l'humain et le divin se confondent, un tel chef-d'œuvre, « le chef-d'œuvre de Corneille » au dire de Boileau, justifie en tout cas ce jugement de Fontenelle : « Je crois qu'après avoir atteint jusqu'à Cinna, Corneille s'est élevé jusqu'à Polyeucle, au-dessus duquel il n'y a rien ». L'hôtel de Rambouillet qui, dès lors dans sa décadence,

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