BASES D'APPRÉCIATION
Coefficienls malti- i
plicateurs des notes de à 10
Bois brûlé par 100 kil.
de pruneaux
Bois brûlé par 100 kil.
d'eau évaporée
Pruneaux préparés en
24 heures. ,
Rendement o/o en pruneaux marchands...
Prix de Pétuve rapporté -^ 100 kil. de production journalière
Totaux
Pour fixer les coefficients, le Jury a estimé que la dépense de combustible, sans être négligeable, n'était pas aussi importante que la possibilité de préparer rapidement de grandes quantités de prunes.
Un coup de vent peut, en effet, provoquer la chute d'une partie importante de la récolte, et une première cuisson, au moins, doit être donnée sans retard aux fruits tombés qui pourrissent facilement.
Le rendement en pruneaux marchands a été considéré comme le point principal du travail des étuves. Si on évite la surchauffe qui fait couler le jus sucré et si en même temps on procède à une dessiccation assez poussée pour que la bonne conservation des pruneaux soit assurée, on a résolu la partie la plus délicate du problème du séchage ; beaucoup de pruniculteurs laissent en effet au second plan la dépense de main-d'œuvre et de combustible.
Les différences dans la grosseur moyenne des prunes fraîches, 58 à 66 par kilogr., n'ont pas été jugées suffisantes pour motiver l'attribution de notes spéciales.
Il n'est pas sans intérêt de comparer les chiffres d'expérience du tableau IV avec ceux obtenus au concours de 1 879.
En 1879, les rendements ont été de 36, 37, 38, 39, 40, 42, 44 et 46 o/o / Ces chiffres sont plus élevés que ceux obtenus en 1910, et ils s'expliquent, non par une plus mauvaise construction des appareils, dont le perfectionnement n'est pas discuté, mais bien par la constitution très défectueuse des prunes de 1910, gorgées d'eau et pauvres en matière sèche.
De même, la meilleure étuve de 1910 a consommé 135 kg de bois pour évaporer 100 kg d'eau de constitution des fruits, tandis qu'en 1879 l'étuve Descamps avait pu évaporer 100 kg d'eau avec 100 kg de bois. Cette différence tient simplement à l'emploi, en 1910, de "bois mouillé par les pluies et incomplètement séché lors des expériences.
D'ailleurs, en 1879, les consommations de bois se sont élevées, pour 4 étuves sur 8 expérimentées, à 175 kilos de bois pour 100 kilos d'eau évaporée, de sorte que, dans l'ensemble, les dépenses de combustible sont moins élevées en 1910 qu'en 1879.
Qualités des pruneaux préparés. — Puisque la bonne cuisson domine de beaucoup les autres conditions techniques du séchage, il était nécessaire de confier à un jury spécial, composé de pruniculteurs et de négociants en prunes, l'examen des produits préparés pendant les épreuves.
Chaque lot de pruneaux avait reçu un numéro d'ordre, connu seulement du commissaire, et l'expertise était organisée en dehors de la présence du public et des concurrents.
Le Jury, composé de MM. Dellerm, Fabre, Ginet, Loubat, Lalaurie, Pau- Ihiac, Senchou et Villatte, a fait porter son appréciation sur les points suivants ;
1° Couleur et brillant de la peau ;
2° Uniformité de cuisson de l'ensemble du lot ;
3° Résistance et siccité de la peau au toucher ;
4*' Degré de cuisson de la pulpe et de l'amande ;
5<> Nombre de fruits à la livre ;
6» Goût des fruits.
Pour chaque lot, chaque juré résumait son appréciation par une note de à 10. La moyenne des notes d'un lot constituait sa note définitive, qui, multipliée par le coefficient 9, donnait le nombre de points accordés à la bonne préparation des pruneaux. (Tableau VI).
Tableau VI
Bonne préparation des pruneaux
Étuves
Note de à 10
Nombre de points
Durée de coneervatioii Note de à 10
Deux mois après les essais, il était possible d*apprécier la conservation des prunes séchées au concours. Les notes de la dernière colonne du tableau VI, qui ne sont pas intervenues dans le classement, traduisent les résultats de cet examen.
Il est bon de noter que les pruneaux préparés à TévaporateurVermorelont présenté^ pendant plusieurs mois, une supériorité très nette de bonne conservation, et que leur goût de fruit a été trouvé très agréable par les dégustateurs.
Le tableau VII groupe le classement des étuves d'après la construction » le travail de séchage et la bonne préparation des pruneaux. Pour le classement d'ensemble, le Jury a décidé la répartition en trois sections : appareils avec une seule charge de fruits à la fois ; appareils disposant de plus d'une charge à la fois, et appareils à petit travail.
Tableau VII Classement des étuves
D'après la conttractioo
Points
re
ÉtUTM
D'après le travail
Points
ÉtoTes
D'après la préparation
Points
Étuves
Classement d'ensemble