‹ Études pratiques sur le séchage des fruits: construction, description etChapitre 3 sur 14 · I. — CONSTRUCTION DES ÉTUVES · texte numérisé non relu

I. — CONSTRUCTION DES ÉTUVES

1. Formes et dimensions. — Les étuves du concours de Villeneuve-sur- Lot avaient toutes Taspect extérieur d'une bâtisse cubique ou parallélipipédique. La première forme présente moins de surface de rayonnement que la seconde.

A l'intérieur de la maçonnerie, on distingue deux parties : un appareil de chauffe placé sous des rails dans 7 étuves sur 8, et, au-dessus, une chambre de séchage qui loge un wagon à étagères garnies de claies.

Le tableau I permet de dégager diverses indications sur les dimensions les plus recommandables.

Tableau I. — Dimensions intérieures des étuves

Hauteur

Surface

au dessus

Etuves

Longueur

Largeur

horizontale

sous rail

des rails

totale

mq

Pour l'étuve D, qui ne comporte pas de rails, les hauteurs sont comptées de la base au plus bas étage de claies et de ce dernier à l'étage le plus élevé.

Les étuves qui ont fourni le meilleur travail présentent les dimensions suivantes : longueur, 2 m. ,50 à 2 m. ,80; largeur, 1 m. ,50 à 1 m. ,60 ; surface horizontale intérieure, 4 mètres carrés.

Pour une facile manipulation, les claies rectangulaires ne dépassent guère m., 50 de large, ce qui permet d'en placer 4 sur la longueur de 2 m. du wagon ; d'un autre côté, on leur donne, au plus, 1 m. de long, ce qui

explique pourquoi, avec le logement des tuyaux de fumée, à droite et à gauche, la largeur intérieure, nécessaire et suffisante, est de 1 m., 50.

La profondeur sous rails est en moyenne de m., 70; elle est réduite à m., 40 dans Tétuve classée première pouf l'ensemble

La hauteur au-dessus des rails est supérieure, de quelques centimètres seulement, à la hauteur du wagon, de sorte que la charge de fruits occupe la presque totalité du cube de la chambre de séchage.

Le wagon ne doit pas être trop élevé pour que le placement des claies puisse s'effectuer facilement, sans escabeau. La hauteur de 2 m., 20 pour

Fig. 1. — Coupe schématique en long montrant les principales parties d'une étuve : B, emplacement de l'ouvrier pour le chantlage ; A, entrée d'air iroid ; 0, entrée d'air à chauffer ; S, chambre de chauff'e ; F, foyer : C, cendrier ; T, T', T", tuyaux de sortie de la fumée ; H, H', tuyaux pour révaporalioa de l'air humide; P, porte; R, rail;W, wagon ; E, E', sept étages de claies.

l'étuve B est un maximum qu'il ne faut pas dépasser ; la hauteur de 2 m. convient mieux.

2. Maçonnerie. — Beaucoup d'étuves sont bâties en maçonnerie pleine de m. 40 d'épaisseur ; en raison de la massxî à chauffer, il faut alors un certain temps pour obtenir une température uniforme, mais cette chaleur se conserve mieux.. Par contre, Téiuve ne subit pas facilement de rapides variations de température, comme le coup de feu nécessaire pour finir le séchage.

Bien que la maçonnerie offre l'avantage d'être plus solide, plus durable et moins chère que la brique, celle-ci est souvent préférée pour atténuer les pertes de chaleur, surtout si chaque mur est constitué par deux cloisons d e briques séparées entre elles par un intervalle de 6 à 8 centimètres, formant un matelas isolant d'air mauvais conducteur.

Cet intervalle est parfois rempli, sur une partie de sa hauteur, de sable fin ou de cendres, mais on perd alors par conductibilité plus de chaleur qu'avec le simple matelas d'air, qui est de beaucoup préférable.

Le plafond est construit avec des briques posées sur des fers à J. de 40 X 35 millimètres ; les joints sont fermés avec du plâtre et on recouvré le tout d'une couche isolante de m., 15 de sable fin.

3. Conditions que doit remplir une bonne étuve. — Un examen détaillé a permis au jury du. concours de Villeneuve-sur- Lot de donner, pour des particularités de construction, des notes de à 10 qui, multipliées par les coefficients correspondants (3, 5, 2, 2, etc.) ont fourni le nombre de points accordé, pour la construction, à chaque étuve.

Le tableau II groupe les résultats de ces appréciations. Les chiffres de ce tableau ne peuvent ^ôtre utilement consultés et interprétés qu'en tenant compte des observations qui les ont motivés.

Tableau IL — Notes de construction desÉtuves,

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