‹ Études pratiques sur le séchage des fruits: construction, description etChapitre 5 sur 14 · FORME DES CLAIES NATURE DU FOND · texte numérisé non relu

FORME DES CLAIES NATURE DU FOND

DIMENSIONS intérieures d'une claie

rectangle-grillage

rectangle -liteaux

rectangle-grillage

secteur-grillage

rectangle-grillage

secteur-liteaux

carré-grillage

trapèze-grillage

Le cadre des wagons est construit avec du fer cornière de 30°^"X28"" et 3mm d'épaisseur; pour les étages, on emploie des bandes de 25™™X7"*". Les rails doivent être assez solides pour ne pas fléchir sous la charge, sans qu'il soit nécessaire de les soutenir, à Tintériéur de Tétuve, par plus de deux ou trois traverses. On adopte généralement pour les rails du fer à x de 35x^0x'7(en mm.)

11 est avantageux de rapprocher les deux montants verticaux du wagon, de façon à laisser libres, en porte-à-faux, les extrémités des bandes qui forment les étages. Ce perfectionnement, dû à M. Carrère, constructeur à Casseneuil, donne un wagon léger que Ton peut suivre sans obstacles, à Tinté rieur pour une facile manipulation des claies ; deux claies sont placées entre les montants et deux autres en dehors, Tune à droite d'un montant, l'autre à gauche du montant opposé. En outre, les barres qui forment les étages ne sont pas à la môme hauteur sur les deux côtés du wagon ; par suite , les claies sont légèrement inclinées, ce qui permet à la vapeur de s'échapper sans se condenser sur les prunes.

Il faut éviter les wagons lourds, parfois offerts par des constructeurs qui vendent au poids.

Claies* — Les claies constituent une partie très importante du matériel de séchage. Pour une étuve pouvant contenir une charge de 40 claies, il est bon de faire établir un total de 200 claies qui valent 200 francs. A un autre point de vue, le pruniculteur qui récolte en moyenne 100 quintaux de prunes doit prévoir que les orages peuvent faire tomber la nioitié de cette récolte en huit jours, et que , les années d'abondance, il y aura lieu de sécher 200 quintaux au lieu de 100.

Une bonne claie doit présenter les qualités suivantes : légère, rigide, facile à réparer, sans pointes ni parties saillantes, bon marché.

Le cadre des claies est ordinairement en lames de peuplier de J centimètre d'épaisseur. Le rebord supérieur mesure 4 centimètres de haut, et le talon 2 centimètres, au-dessous du fond en grillage ou en liteaux. Grâce à ce talon, il est possible d'empiler en croix les claies garnies de prunes et d'obtenir une aération qui active le refroidissement des fruits.

Dana les anf^les du cadre, on place des contrefarts triangulaires en bois. Les claii-s de forme trianj^alaire ou en trapèze allongé sont plus rigides, moins déformables que les claies rectangii' aires ; leur maniement est plus facile, surtout quand le séchage est confié à dos femmes.

Le fond des claies est constitué par du grillage en fer à mailles de 1 centimètre, ou par des liteaux de peuplier de 1 centimètre de large séparés par un intervalle de 1/2 centimètre environ, ou encore par des lames de roseau entrecroisées.

ClichiS E. Babaté.

espoDdent à celles du t&bleau III et à celles

Les claies en grillage métallique ont l'avantage de laisser circuler l'air chaud autour des fruits, mais si un coup de feu se produit, le fil, bon conducteur de la chaleur, s'imprime dans les prunes et arrive à les détériorer. Aussi la claie à liteaux de bois a-t-elle encore aujourd'hui des partisans.

6. Chauffage- — Dans la plupart des étuves, l'appareil de chauffage est encore composé, comme il y a 50 ans, d'une caisse en fonte qui a été comparée à une auge renversée. Au petit bout, la porte du foyer ; à l'intérieur, une grille horizontale ; au gros bout, dans l'étuve, une ou deux tubulures pour fixer les tuyaux qui évacuent la fumée.

La longueur du fourneau varie de 1",40 à l^.SO ; à la porte, on compte : hauteur 0" ,30 à O^iiO, largeur 0'''40; vers le fond du fourneau, on observe une surélévation de 4 à 8 centimètres et un élargissement de 5 à 10 centimètres, pour faciliter le tirage. Les fournaux en tôle se déforment rapidement.

Plusieurs constructeurs du concours de Ville neuve-sur- Lot ont apporté & >ce foyer primitif d'intéressantes modifications.

7. Ramonage des tuyaux.— Les gaz chauds et la fumée sortent par un ou deux tuyaux qui passent horizontalement sous les rails et rejoignent les murs latéraux, soit pour monter verticalement dans les angles près de la porte, soit pour suivre les parois et monter en formant un V ou un W.

Avec deux tuyaux de départ de la fumée et une montée en zig-zag, on augmente la surface de chauffe, et ce point est de grande importance pour l'uiilisation du calorique. Par contre, les conduits présentent des coudes où la suie peut s'accumuler et dans lesquels le ramonage est difficile. Quand on

place, en tôte du fourneau, une seule sortie de fumée, bifurquée à 40 oa 50 centimètre» plus loin, le chaufTd^e est plus régulier, moins influencé par les coups de vent qui peuvent pousser la llamme sur un côté de l'étuve.

Fig 3. — Bulle de rarnonage d'angle.

■ BamonanB d'angle dans

Pour le ramonage d'angle des tuyaux, divers propriétaires utilisent une boîte en fonte, ouverte à la partie inférieure qui repose dans un bain de sable soutenu par des briques sùôhes. Le tuyau d'arrivée est inséré sur une face latérale de la boite; le tuyau de sortie de la fumée part de la face supérieure de la boite. Il est facile de faire tomber la suie en enlevant le' bâti de briques séclies. Les joints en terre, pour fixer les tuyaux, sont préférables aux joints en plâtre qui cliangent de volume avec la chaleur et l'humidité.

M. Cruelles père a imaginé une boite de ramonage d'angle logée dans l'épaisseur du mur. Une petite porte extérieure ferme cette boîte où aboutissent en V les deux branches du tuyau. Ce dispositif est recommandable, malgré la déperdition de chaleur, assez faible, qu'il entnUne.

8. Entréss d'air extérieur. — Les dispositifs adoptés sont très variables suivant les constructeurs. On peut répartir les entrées d'air en deux groupes -. celles qui envoient dans la chambre de séchage de l'air chaud et celles qui envoient de l'air extérieur non chauffé.

9. Oriflcos et réglage de sortie de l'air homide. - 11 est très important do pouvoir, pendant le cours du séchage, faire varier le degré d'humidité

dans l'intérieur de l'étuve.

Il est donc nécessaire de placer, en de& points convenables, des orifices dont on peut, à volonté, régler l'ouverture de sortie.

C'est le point principal de la construction des ôtuves sur lequel les constructeurs doivent maintenant fEiire porter leurs recherches. La diversité des solutions proposées indique bien que cette question est encore & la période d'études.

- Le Jury a donné le coefficient le plus élevé s fruits dans chaque étage et dans les étages

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