SS- .E
Fig. 7.— Barreaux renforcés et perforés du cendrier de l'é'uve Kibes : F, vue de face; P, vue de profil.
Fii::;. 8. — Sorties de vapeur de l'étuve Ribes: H, H', H", trois tuyaux horizontaux, placés près d'un mur latéral, et reliés k deux tuyaux verticaux V et V ; G, cheminée à fond perforé, muni d'une clef de fermeture F; P, plafond ; T T', tuyau de fumée avec coude, démontable D pour le ramonage.
au-dessus du foyer. L'air chauffé dans cette caisse est envoyé dans l'étuve par une fente frontale inférieure et par deux trous latéraux. (Fig. 1.)
La fumée sort par deux séries de tuyaux symétriques par rapport à l'axe de l'étuve. Chaque série comprend : !<> un tuyau de 160 millimètres, long de 1 mètre, dirigé du fond du foyer vers la porte ; 2* un tuyau de 108 millimè-
très ei'Z mètres de lon^forniant retour oblique vers le foyer, en suivant le mur latéral ; 3° un tuyau de 9i milUmètres et 2 mètres de long, en prolongement vers la porte, pour se raccorder avec la cheminée verticale placée dans l'anj^le.
Une série de tuyaux présente trois coudes, soit sis au total. Ces coudes, en fonte, sont en deux pièces superposées, réunies par une frette et des clavettes. Pour le ramonage on enlève le d-ml-coude supérieur et extérieur ; un racloir articulé, comparable à un mètre pliant, facilite le travail.
Deux entrées d'air froid de 80 millimétrés de diamètre, sont prévues dans le mur du côté du foyer, à 0"',20 au-dessus des rails. Si, au plafond, l'évacuation d'air humide est largement a'isurée, il se produit, par ces trou«, une aspiration d'air ; dans le cas contraire, un refoulement peut apparaître.
Pour la sortie d'air kumidi; la cliambre de séchage renferme, à droite et à gauche, prés des murs, un ensemble de tuyaux de fer blanc, de & centimètres de diamètre, percés de trous.
Chaque cadre d'une face latérale comprend trois tuyaux horizontaux de 1°',60 de long, réunis par deux tuyaux verticaux qui sqnt coudés pour suivre le plafond et rejoindre un orifice central de O", 20 dediamètre. Ce gros cylindre, percé en écumoire à sa face inférieure, porte, au-dessus du plafond, une vanne qui permet de régler à volonté la sortie de l'air humide.
C. Etuve de U. GazenLlle (flg. 9 et fig. 10). - La porte extérieure du four neau est pleine, avec un rebord qui constitue une fermeture à emboîtement
P\K. 9. — Vue d'ensemble de l'étm-e Cazenille : F, Fig. 10. — Plan de la chambr foyer; T, T, Irompesd'aspiration ; H, luyaii de sortie chauiru de l'étuie Cmenille de fumée; C, C", clienilnéBs ; W, \v«son. C. chambre close atitêrieiirn
F, foyer; A A', trompes qi amènent au foyer l'air Ijuniide de l'étuve iSTT. aorlip de la fumée.
presque hermétique. Ce couvercle mesure O^.Si de haut sur 0",47 de large.
A 0",20 de cette porte, à l'intérieur du fourneau,- on en rencontre une seconde, qui ferme le foyer, dont les dimensions (0°',38 de haut, O^.W de large et 1 mètre de profondeur) se prêtent bien à l'utilisation des souches et des fagots.
Entre les deux portes, il existe une chambre qui présente, à droite et à gauche, sur les parois latérales, deux trous qui constituent les débouchés de deux trompes d'aspiration de vapeur, placées à l'intérieur de l'étuve.
La porte extérieure étant close, la combustion attire l'air humide de l'intérieur de l'étuve, pour l'évacuer avec la fumée.
Lea gaz de combustion sortent du fourneau par an tuyau de 140"", long de 0",50, bifurqué en T à 0"40 du fourneau, puis prolongé par deux tuyaux de 94"", longs de 1 mètre, qui se dirigent à droite et à gaucUe, dans les angles, près de la porte, et montent ensuite verticalement.
Le ramonage ne peut guère s "e il ec tuer qu'après refroidissement de lé tu ve, en versant de l'eau dans les cheminées pour la faire sortir dans le fourneau. C'est là une difficulté.
Une tôle perforée, avec trous plus grands au milieu, est placée à U",10 sous les rails, dans toute la longueur couverte par le wagon, sauf 0°, 20 près de la porte.
La sortie de l'air humide est assurée au moyen de deux tuyaux de fer blanc, accolés aux murs latéraux etdirigës vers lefoyer. Chaque tuyau, de 7 centimètres de diamètre, porte à son sommet un entonnoir ouvert en haut, l'un à droite, à 0",20 au-dessus des rails, l'autre à gauche à O^.SO audessus des rails. Nous savons déjà que i'étuve est une capacité close, sans orifice extérieur, et que l'air humide, appelé par le tirage du foyer, va passer sur le combustible pour sortir ensuite dans les tuyaux de fumée.
Ce système exige un fourneau spécial ; il ne permet pas de faire varier à volonté l'humidité de l'air dans I'étuve.
D. KtuTO de M. Déloustal (fig. 11, fig. 12 et fig. 13). - Le foyer mesure 0",35 de large et O^.SS de haut ; il repose sur un cendrier de grande capa-
,-j^ cité (0-,35 de large sur 0-,20 de haut]
dont la bouche se ferme plus ou moins k l'aide de deux portes à coulisse.
La grille est en barreaux séparés,
renforcés, comme ceux de I'étuve
Ribes, mais pleins. Le renforcement
des barreaux est à recommander, non
pour résister à la charge de combus-
■ tible, mais pour éviter la tçrsion sous
l'action de la chaleur, surtout quand on
chauffe avec de la houille.
Le fourneau en fonte est du type
Kig. 11. - Appareil de chaulle de l'é- ordinaire.
luve DélouaUJ ; F, fover ; K. nnam- La fuméfi est évacuée par deux grou-
hre de ehaulTe : A B C D, A' B' C' ù' -gg symétriques de tuvaux. L'un de
tiivauji de chaufFu venant évacuer f J h .'
I» ■ tamfie dans la cheminée E ; 0. aie ces groupes comprend un tuyau presque .
de rolation (te la porlaen tolepleine, horizontal qui part du fourneau pour
ï; R, une c aie du rapporteur. . >„ r t. i t.
^"^ traverser Je mur en face, et porte, a
l'extérieur, un tampon. Ce tuyau horizontal se ratcorde en T avec un autre de méine direction, qui suit toute la longueur de I'étuve et traverse les deux murs. Ce second tuyau fermé par des tampons, se raccorde en a avec une cheminée verticale placée audessus du fourneau.
Les gaz chauds suivent donc, dans quatre tuyaux horizontaux, un long trajet.
D'un autre côté, pour le ramonage, il suffit d'enlever les tampons et de passer un écouvillon dans les tuyaux horizontaux. C'est là une disposition avantageuse; pourtant quelques membres du Jury ont reproché ô ce système de ramonage la nécessité d'un grand emplacement pour la manœuvra de l'écouvillon.
L'air froid extérieur est conduit sous les tuyaux de chauffage. Une fente
— Iode 8 centimètres de hauteur occupe toute la longueur sous la porte ; une plaque, formant registre, permet d'ouvrir plus ou moins cette entrée.
La circulation de Vair chaud peut, à volonté, suivre deux trajets : ou bien l'air monte verticalement en cg et dg, ou bien on ferme l'ouverture S et on abaisse la plaque de tôle pleine T et alors l'air chaud parcourt trois directions inclinées suivant rf, e, f,g. Ce long trajet permet une plus complète utilisation du calorique.
La sortie de Vair humide est très largement assurée par une cheminée d'appel de 1"»,50 de long, 0-,12 de large et 0",30 de hauteur. Dans cette cheminée, une vanne s'ouvre plus ou moins, sous la traction d'une chaînette, en même temps qu'une aiguille extérieure, mobile devant un arc gradué, indique le degré d'ouverture de la vanne.
Rapporteur, — Pour éviter le déplacement pénible du wagon chargé de fruits, qui peut parfois dérailler, M. Déloustal a établi la porte de l'étuve avec une large plaque de tôle pleine, montée en son milieu sur un axe vertical.
Cette plaque porte, sur chacune de ses faces, dix étages en demi- cercle qui reçoivent chacun trois claies en forme de secteur, soit, au total, 60 claies sur les deux faces.
En faisant tourner la tôle de 180», face pour face, on sort de l'étuve la charge de fruits qui s'y trouvait, en même temps qu'on introduit la charge extérieure et qu'on ferme l'entrée de la chambre de séchage.
Fig. 12. — Détail d'un tampon de fermeture des tuyaux & fumée dans l'étuve Déloustal.
Fig. 13. — Circulation de Tair chaud dans Tétuve Déloustal : R, registre ; P, plaque de lôle; G, tuyaux de. fumée; a b, chauffage de l'air ; si S T sont levés, l'air chaud pa^se en c g et d g ; si S T sont baissés, l'air passe en d fi f g; F, claies entières; F", claies extérieures, égales aux précédentes; V, vanne de réglage pour la sortie de Tair humide.
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Fig. 14. — Coupe en long de l'évaporateur Déloustal: F, foyer; G, tuyaux de fumée; A, entrée d'air; T, plaque de tôle pleine; E S, entrée et bortie des wagonnets dans la direction D ; V, vanne de sortie de l'air humide ; 1 2 3, chemin suivi par l'air chaud.
Les fruits chauffés sont ainsi «rapportés» au dehors pour le refroidissement ou pour le triage en fin de cuisson.
Pour activer le séchage, on chauffe assez fortement et on tourne souvent les charges de fruits, toutes les heures ou toutes les deux heures.
E. Evaporateur de M. Déloustal (fig. 14). — Le fourneau hémîcylindrique, de 0", 30 de diamètre sur 1 mètre de long, est en tôle. Cette matière est peu recommandable en la circonstance : elle se déforme rapidement et fait disjoindre les assemblages.
La fumée est évacuée par un ensemble de tuyaux horizontaux qui traversent l'appareil de droite à. gauche. Le système de ramonage, l'entrée d'air froid au-dessous des tuyaux à fumée et la sortie d'air humide par cheminée à vanne rappellent les dispositifs simples et pratiques déjà décrits pour l'étuvedeM. Déloustal. L'air froid s'échauffe progressivement au contact des tuyaux et passe au-dessus du foyer avant de monter dans la chambre de séchage qu'il traverse dans toute sa longueur pour gagner la vanne de sortie.
Les wagonnets sont poussés dans la chambre, et avancés, de temps en temps, en sens inverse du mouvement de l'air chaud, de sorte que, comme dans les évaporateurs, les fruits les plus desséchés et presque finis reçoivent l'air le plus chaud et le plus sec.
F. Etuve de M. Péjac (fig. 15, 16 et 17). — Le cendner mesure 0™,38 de large sur 0™,22 de haut ; le foyer, 0™,42 de large sur 0",40 de haut et le fourneau, très vaste, 1",50 de long. Il est donc facile de brûler des combustibles volumineux, comme les bourrées et les bûches. Une grille spéciale à barreaux rapprochés, formée d'une seule pièce, permet au besoin de brûler de la houille ou du coke.
Une boîte à air chaud, placée au-dessus du foyer, reçoit de l'air : 1° à droite et à gauche du fourneau, par deux tuyaux qui viennent s'ouvrir sur les côtés du cendrier; 2° à la partie supérieure, par deux tuyaux qui passent au-dessus du foyer et prennent directement de l'air extérieur.
L'air chauffé dans cette boîte est réparti horizontalement, d'abord à droite et à gauche par deux tuyaux de 60 millimètres de diamètre et0°',55 de long, puis, en front, par un court tuyau de même diamètre qui débouche au-dessous de l'axe de la chambre de séchage.
La fumée sort du fourneau par deux tuyaux horizontaux, et chacun d'eux forme, sous les rails une branche en C:d qui ramène les gaz de combustion dans deux cheminées verticales, placées dans les angles des murs, du côté du foyer.
Le ramonage exige le démontage de six demi-coudes. C'est un côté faible de cette étuve, classée première pour l'ensemble de la construction.
Les entrées d^air sont largement assurées par six ouvertures, placées près du foyer et qui peuvent se fermer à volonté: 1° deux tiroirs sur les parois latérales du cendrier pour envoyer de l'air dans la chambre inférieure de chauffe ; 2" au môme niveau, dans le mur, deux trous de 110 millimètres pour l'entrée directe d'air froid ; 3« enfin, au-dessus de la porte du foyer, deux tuyaux de 55 millimètres qui conduisent de l'air dans la boite supérieure de chauffe.
IStvacuation de la vapeur s'eff^ectue :
1° Au milieu du plafond par une Jarge vanne à soupape de 14 centimètres
Fig. 15. — Entrées d'air dans l'étuve Péjac: B B', deux entrées directes d'air froid ; A A', entrées, par le cendrier, d'air chauffé et reçu par la chambre supérieure S; D D,, deux entrées directes d'air à chauffer en S ; C G F, cendrier, grille et foyer.
X 17 centimètres, surmontée d'un tuyail rnnd de 110 millimètres qui s'élève à 1", 20 au-dessus du plafond et porte une clef vers la partie supérieure ;
Pis- IB. - Vue d'enaembli n et B', ei se déplav'ai' ^^ étages; L, vanne J'ouv
d'ï menée d'air humide q-. ^
cheminjea d'évacuation de la fumée.
éiuve Pèjac: A. axe dn Pivoieur monté sur t roues, ; 1. 2, 3. i. 5. Plages pour les claies; S, BiippoHii des de In cheminée d'air hO'iiideC; H et H', tuyaux létre dans l'élUTe le long des mura latéraux; F F*,
3* Sur les faces latérales et sur la paroi de la chambre de séchage opposée à l'entrée des claies, par trois tuyaux de 50"" qui descendent à O^.TO sous le plafond, s'élèvent à 0",60 au-dessus, et se raccordent avec la cheminée cen traie -
La large soupape de cette cheminée s'ouvre en s'enfonçant dans l'étuve.
On agit, pour cela, 6ur un levier tiré par une chaînette et on comprime deux ressorts à boudin qui, normalement, tiennent la soupape fermée.
On peut considérer comme une amélioration sensible cet ensemble de quatre tuyaux d'évaculion de vapeur avec soupape centrale et clé sur la cheminée.
Pivoleur. — Les premières étuves présentaient, au centre de la chambre de séchage, un arbre vertical qui supportait' les étages de claies. Par un simple mouvement de rotation, il était possible d'amener les claies devant la porte et de les examiner sans les sortir de l'étuve. On économisait ainsi de la main-d'œuvre et du combustible, mais l'ouvrier était assez incommodé par la chaleur.
FiR. 17. — Sorliea do vapeur de l'éluve Péjac; T T', tuyeuit latéraux; T".
débouché du tuyau venant de la face au-dessus du foytr; L R S, levier, ressort el soupape; P, plafond; C,
M. Péjac a cherché à réunir les avantages de l'étuve tournante et de l'étuve à chemin de fer. Le wagon se compose d'un chariot en fonte qui porte un pivot vertical garni de cinq étages de huit claies triangulaires. Le diamètre des étages est de 1",80 et la hauteur totale de la charge ne dépasse pas l",^, roues comprises, ce qui est un avantage sérieux pour le placement rapide des claies.
Comme dans l'étuve tournante, on peut rapidement examiner toutes les claies sans sortir le wagon. Il est facile de déplacer, par simple poussée du pivoteur, les claies situées au-dessus du foumee.u, et toujours' un peu plus chauffées.
Comme dans les étuvss à chemin do fer, !e wagon sur rail estamenéau dehors pour le chargement et le déchargement, sans que l'ouvrier ait à supporter de température élevée.
Pour la facilité de manipulation, l'étuve de M. Péjac a obtenu la meilleure note.
J. EtuTedeM. auth(fig. 18,flg. 19etfig.20.)— Un fourneau ordinaire de t mètre de long, est prolongé, à l'Intérieur, par une volumineuse chambre
Fig. IS. — Chauffage et entrées d'BÎr froid de l'étuve Gulh : Fj foyer ; R, radiateur ; S T U V. tuyaux de fumée ; H H", cheminées ; P, porle ; A B C D, M N. M' N'. tujauï d'entrée d'air
I, — Diapositil de ^uniB de l'air humide
dans l'étuve Gutli. En agissant sur la Poulie P.
l'a«e D C tourne et fait
l'engrenaee dro
3 fait
•n même temps; M, bord ;xlèrieur du plafond vu in. dessous.
de chauffe, en fonte, à ailettes, cubique, de 0°",70 d'arête, formant radiateur.
Ce radiateur à très grande surface occupe une large place dans le fond de l'étuve ; il diminue le tuyautage et constitue un progrès sensible; mais son prix est un peu élevé.
La fumée sort du radiateur par un seul tuyau, qui va jusqu'à la porte, et se bifurque en T à droite et à gauche. Les deux bras s'allongent près des murs latéraux, les suivent en montant de 5 centimètres par mètre et sortent verticalement dans les angles, du côté du foyer.
L'air /"foirf peut pénétrer dans l'étuve ; 1° par deux trous, percés dans le mur au niveau de la grille du foyer; ces trous portent un tuyau pourvu d'orifices, formant cadre rectangulaire autour du fourneau et du radiateur;
2° Par deux tuyaux de fonte de 50™", qui traversent les murs latéraux et font saillie à Textérieur; à l'intérieur de Têtu ve, ces tuyaux, percés de petits trous, soutiennent les rails.
Transbordeur. — Pour déplacer rapidement le wagon chargé de fruits séchés et le remplacer sans retard par un autre préalablement garni, M. Guth a imaginé un chariot transbordeur qui permet de concentrer le travail sur un faible espace.
Les rails qui se dirigent vers la porte de Fétuve sont coupés au-dessus du chariot transbordeur. Arrivé sur ce chariot, le wagon est déplacé
Fig. 20 .— Transbordeur de l'étuve Guth. Le wagon W amené sur la coupure de rails A B est déplacé latéralement, avec le chariot C D E^ sur les rails inférieurs 1 K.
latéralement jusqu'à deux nouveaux rails, parallèles aux premiers, qui forment voie de garage. Des taquets permettent d'arrêter le chariot aux points voulus pour mettre en concordance les rails du transbordeur avec les rails fixes.
La sortie de Vair humide est assurée, au centre du plafond, par une vanne formée de deux demi-cercles qui s'ouvrent en V autour d'un diamètre comme charnière. Ces deux demi-cercles sont montés sur deux axes reliés par un engrenage droit, on peut ainsi faire ouvrir en môme temps les deux plaques. L'un des axes^ prolongé, est actionné en dehors du plafond de l'étuve, à l'aide d'une poulie dont la gorge porte une ficelle à contre-poids.
K. Etuve de M. 8oudie(fig. 21). — Le fourneau mesurel™,20 de long,0™,35 , de haut et 0™,40 de large ; vers le fond, la hauteur arrive à 0",40 et la largeur à 0",45..
Ce fourneau repose sur un cendrier en forme de berceau hémicylindrique, de 0™,40 de diamètre. Le cendrier ne touche pas directement le sol ; il est placé sur deux supports en fonte>en forme d'U. Dans les angles inférieurs du chevalet extérieur en U et autour du demi-cylindre, on fait arriver de l'air par deux trous circulaires de 8 centimètres, fermés au besoin par des tampons. . ,
Celte chambre inférieure de chauffe^ large de 0°^,70 et longue de 1",40, utilise la chaleur de la braise tombée dans le cendrier. La terre qui supporte le fourneau n'est plus calcinée jusqu'à une assez grande profondeur, comme avec les fourneaux ordinaires posés directement sur le sol.
Fig.ai.
L'air de la chambre inférieure de chauffe est distribué dans l'étuve par deux tuyaux verticaux de 8 centimètres, qui montent à 0°'.50 au-dessus du sol, jusqu'au niveau des rails, pour se prolonffer en Tavec I-°,20 débranche horizontale percée de trous.
La porte du cendrier s'ouvre à l'extérieur de bas en haut, sur un axe horizontal placé au niveau de la grille ; cette disposition facilite le tirage.
" La fumée sort du fourneau par trois tubu-
lures; l'une à droite, l'autre à gauche et la troisième en bout. Les deux premières mesurent 110 millioiétres de diamètre ; elles envoient le calorique dans deux larges espaces occupant toutes les parois latérales et limitées par une tôle de 2 millimètres d'épaisseur, placée à 8 centimètres du mur.
Le tuyau placé on bout présente 160 millimètres de diamètre ; il relie le fourneau à une boite à fumée qui, par deux tubulures horizontales de 110 millimètres envoie aussi l'air chaud entre tes tôles et les murs. La fumée gagne l'air extérieur par quatre tuyaux de 100 millimètres qui forment cheminées.
Ramonage. — Les coudes sont complètement supprimés ; les joints restent fixes, et aucune fuite de fumée ne peut donner mau- 3 goût aux fruits. Les deux tuyaux iaté- :x branchés directement sur le fourneau sont fortement chauffés et ne renferment jamais de suie. Les tuyaux horizontaux en T sont facilement nettoyés en enlevant le couvercle de la boîte à fumée.
La suie qui peut se déposer dans l'intervalle entre la tôle et le mur est détachée par quelques coups secs ou par le passage d'un écouvillon dans les cheminées. D'ailleurs, la suie peut, sans inconvénient, s'accumuler à la partie Inférieure des parois latérales ; on la sort tous les 4 ou 5 ans en soulevant une brique. On peut chauffer à la houille sans crainte d'obstruer les tuyaux et les cheminées, inconvénient qui peut parfois se présenter avec les tuyaux coudés.
L'étuve de M. Boudie ne comporte pas d'entrée directe d'air froid. Par contre, il a été prévu, pour la sortie de l'air humide, quatre tuyaux en fer blanc, placés près des murs latéraux, à 1 mètre des angles. Chaque tuyau pénètre à I-.IO àl'intérieur de l'étuve et sort à 0",lfl au-dessus du plafond. A la surface des tuyaux, des fentes ouvertes vers le bas facilitent l'évacuation de l'air chargé de vapeur d'eau.
Ch&ullage dans l'étuve duuuih: F, foyer; G, grille; T e(T' entrées d'«ir froid dans la chambre G pl&cëe sous le cendrier; S et S', li.jaus de distribution de l'air chanlTé dans la chambre C: L, L' tuyaux lalétftui reliés au foyer ; K K', tuyaux latéraux reliés &la botte de ramonage B ; P, I6ie pleinn couvrant la paroi latérale ; H r, tuvaux de sortie de l'air humide ; M N, tuyaux de cheminée partant du plafond; E E", briques séparées par un espace vide V ; 0, la porte.
L. Etuve de H. Lagrèze [fig- 22). — L'étuve de M. Lagrèze est un demîcylindre vertical, en briques, de l^.OSde rayon et de l",90dehaut. Au milieu delà partie convexe, une cheminée en saillie mesure 2°,90de haut, 0°',10 d'épaisseur, O^iGS de largeur àla base et 0",40 de largeur au sommet.
La porte en tàle soutient dix ét&gbs de claies sur chaque face ; elle pivots Bur un axe, comme dans le rapporteur de M. Déloustal.
Une rampe demi -circulaire, placée à O-.SO du sol, est munie de becs à acétylène,
L'étuve est close et l'air chaud, accumulé à l'intérieur, e^ entraîné dans la cheminée par frottement de l'air froid qui entre à la partie inférieure.
Cette disposition est oritfinale, mais la mauvaise répartition de la chaleur, très intense, et la production de noir de fumée n'ont pas permis de terminer convenablement le séchage.
V. Eraporateur d« M. Vermorel. — Depuis quelques années, des pruniculteurs expérimentés, comme M. le D' Colombel, ont appelé l'attention de leurs c.illôgues sur les avantages des évaporaleurs comparés aux étuves. Les évaporateurs sont faciles à déplacir; la prune y est séchée dans un courant d'air de plus en plus chaud et de plus en plus sic, à mesure que l'opération se poursuit; on évite les hautes températures en milieu humide qui cuisent les fruits avant de les sécher et font parfois éclater la peau des
Fi,
Ï2. — Plan et coupe verticale de jtuve Lftgrèie ; A, rampe de becs k acétylène : C, cheminée; F F', des étages de claies chargées de fruits:
G, grille d'eolrâe d'air; P, porte en t6le pleine ; /. air froid ; e, air chaud.
Pig. Ï3 — Evaporateur Vermorel.
prunes; on diminue les pertes de coulage à la cuisson ; enfin, les pruneaux sèches progressivement conservent un excellent goût de fruit frais. En un mot, économie de combustible, augmentation du rendement et amélioration
de la qualité, tels sont les avantages que font valoir les partisans des évaporateurs.
En 1909, j'ai entrepris des expériences de séchage des fruits avec un évaporateur Vermorel, du type D2, le môme qui a été présenté aux essais de Villeneuve-sur-Lot. M. Bru, à Pont-du-Casse, a également utilisé cet appareil.
Le fourneau est formé d'un corps de foyer en fonte à ailettes, pour augmenter la surface de chauffe, et d'une double enveloppe en amiante qui diminue les pertes de chaleur.
Le courant d'air chaud arrive sur un entonnoir rempli de sable, placé sur le fourneau. Cet entonnoir répartit la chaleur dans une colonne verticale de iO ou 12 claiesy en toile métallique ondulée^ de 0™,56 X 0",55.
Un dispositif très ingénieux, formé d'un levier qui actionne une crémaillère et deux tringles, rend facile le soulèvement de toute la charge de claies. Deux petites tiges de fer rond, placées dans les crans d'arrêt du châssis, permettent de laisser, à partir d'un étage quelconque, les claies soulevées .
Les expériences organisées ont montré que ce modèle ne comportait pas une préparation assez rapide de grandes quantités de prunes, ainsi que l'exigent les besoins de la pratique dans l'Agenais. L'évaporateur est coûteux ; il demande une surveillance assidue et des manipulations fréquentes; la dépense de combustible est élevée. Par contre, les pruneaux préparés sont très beaux, noirs, brillants, non poisseux, de longue conservation et d'excellent goût.
Surtout en raison de la pénurie de main-d'œuvre, il apparaît que les évaporateurs actuels ne sauraient convenir aux exploitations agricoles de l'Agenais.
11 reste à établir dans quelle mesure les petits évaporateurs pourraient être utilisés pour le séchage domestique des fruits et des légumes, ou pour la préparation de produits de choix.
Quant aux grands évaporateurs, comme ceux de l'Omnium de Marmande, ils peuvent utilement trouver place dans les établissements industriels.