V. Asiatique
1» Intertropicale.
2» Intermédiaire.
3® Circumpolaire.
4® Polaire.
A. Maritimes. . .J[";
/ Palustres.
B. Continer.ta.es.
( Urbaines.
| l ( Platéennes.
| 1 Plateaux. . < Altéennes.
§> J ( Ciméennes.
1 / Vallées 1 Sténéennes.
g r vauees. . qNapeennes.
L’avantage de ce classement nous paraît être de faciliter les applications de la climatologie à la prophylaxie et à la thérapeutique. Or, le but pratique nous paraît en ceci dominer tous les autres.
Les migrations hygiéniques ou thérapeutiques , si fort à la mode aujourd’hui : migrations d'été, migrations d'hiver , (sans parler des pèlerinages, une des manifestations de cette pérégrinomanie dénommée par Guy-Patin ; il y a longtemps déjà) ces migrations, disons-nous, ne sont que la climatologie appliquée et elles ne seront vraiment efficaces que lorsque le médecin pourra doser d’avance la chaleur et les intempéries que la station choisie réserve à son malade.
Migrations hygiéniques. — Dans les migrations conseillées aux malades, aux convalescents, aux valétudinaires, il faut considérer: 1° la localité choisie; 2° le sujet; 3° la maladie :
1° Les stations hygiéniques sont nombreuses à la surface du globe. Peu sont utilisées, pour des motifs divers. Les unes sont hors de la portée des malades auxquels elles conviendraient, mais il en çst un grand nombre que l’on approprierait aisément soit comme stations permanentes , soit comme stations estivales, soit comme stations hivernales.
« Une température modérée, exempte de toutes oscillations brusques, une transition ménagée entre les saisons; une constance thermologique très-grande, non-
HYGIÈNE
seulement d’un jour à l’autre, mais d’une période d’un jour à une autre période; des abris disposés de telle façon par rapport aux vents saisonniers habituels, que la température en soit rafraîchie l’été, attiédie l’hiver; peu d'humidité, peu d’orages, peu de vents; des altitudes dans le voisinage, de façon à échapper aux chaleurs de l’été ; un sol sec ne conservant pas l’humidité ; un ciel habituellement serein, un site pittoresque, ces conditions de confort, ces good accomodations auxquelles les anglais attachent, avec raison, tant de prix dans le choix d’un refuge climatique ; des distractions en rapport avec la vie d’un valétudinaire » ; tel devrait être, suivant M. Fonssagrives, le climat idéal.
La réunion de ces qualités est rare; mais il en est qui sont exclusives. La première est celle que nous avons donnée comme caractéristique de nos climats constants : écarts nycthéméraux modérés du thermomètre. On excluera donc des stations hygiéniques la plupart de nos climats variables.
Une seconde qualité qui importe beaucoup aux gens affaiblis c’est l’élévation modérée de la température moyenne. Des localités telles que les îles Haivaï et Mexico, présentent, sous ce rapport, le type des stations permanentes. Dans la première les écarts thermomètriques mensuels ne dépassent pas 5 degrés. La moyenne minima est de 21° en janvier; la moyenne maxima est de 26° en avril. A Mexico, ces moyennes sont : 10° en janvier et 19° en juillet.
On conçoit que ces stations soient peu nombreuses.
Au contraire les station estivales ou hivernales si trouvent disséminées sous toutes les zones ; car les conditions topographiques modifiant heureusement les conditions géographiques donnent aux lignes isothermes de 10 à 25 degrés une grande irrégularité dans les régions à climats saisonniers.
Si je ne m’abuse, les règles que je propose pour le classement des climats me dispensent de m’étendre longuement sur les autres conditions qui doivent guider dans le choix de la station, à ne considérer que les qualités propres à la localité elle-même. Étant donné par exemple, que nous excluons les climats à variabilité diurne exagérée, peu de stations maritimes, en dehors des quelques îles trouveront grâce à nos yeux; et nous nous trouvons d’accord en cela avec tous ceux de nos confrères qui connaissent réellement le climat maritime;
28 Les considérations qui se rapportent à la maladie sont plutôt du ressort de la médecine et ne nous arrêteront pas;
3° Au contraire, il est utile de retenir celles qui se rapportent au malade luimême.
Nous remarquerons, en premier lieu, que l’accoutumance à un climat donné élargit le cercle où le malade peut bénéficier d’une station d’hiver ou d’été. A cet égard un norwègien pourra trouver des localités favorables en Norwège même et Guernesey ou Jersey qui conviendraient fort peu à un méridional rendent de grands services aux Anglais.
Nous ajouterons qu’il y a souvent moins do dangers à transporter un malade à courte distance de chez lui, dans une localité où il a l’habitude de vivre, qu’à le mener au loin, sous un climat absolument différent, avec la brusquerie qu’y mettent les chemins de fer.
D’où le précepte de choisir le moment favorable pour les migrations d’hiver ou d’été et de se ménager des transitions. Ce précepte a été développé d’une manière à la fois brillante et pratique, par le docteur F. -Henry Bennett dans plusieurs ouvrages ; et en particulier dans une lettre au docteur Debout écrite en 1863 ( Bulletin général de thêrap. 1863, p. 241).
Il n’est pas moins important, si l’on veut s’épargner de cruels mécomptes dans les stations d’hiver, en particulier, de bien régler son hygiène et d’approprier ses habitudes aux conditions du milieu. Le choix d’une bonne exposition pour la
ACCLIMATEMENT. — ACCLIMATATION
maison que l’on habite (au midi, dans les stations d’hiver; au nord, dans les stations d'été), surtout pour la chambre à coucher et le dmvnng-room , celle où l’on se tient d’habitude ; la précaution de régler ses heures de sortie suivant l’état du ciel et les intempéries probables sauvegardera de bien des périls la santé des clients souffreteux et impressionnables de toutes les localités (même des plus renommées) signalées comme stations hygiéniques.
ACCLIMATEMENT. — ACCLIMATATION
Il y a plusieurs années déjà, nous avons proposé de distinguer par des expressions spéciales : V acclimatement, état de l’individu acclimaté, et Y acclimatation, phases physiologiques de la transformation qu’il subit en s’acclimatant, de V acclimatation comprenant les procédés par lesquels on peut arriver à faciliter l’acclimatation et à obtenir l’acclimatement. Nous rappelons ces distinctions en commençant, parce qu’elles marqueront les divisions de cette partie de notre travail où nous allons exposer sommairement les faits récemment acquis, au sujet
1° des chances d’acclimatement d’une race sur un sol donné ;
2° des modifications qui résulte pour elle, d’abord du changement de lieu , puis des effets du climat nouveau ;
3° des moyens d’acclimatisation proposés par les hygiénistes.