‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 4)Chapitre 34 sur 124 · NOMS DES ESSENCES · texte numérisé non relu

NOMS DES ESSENCES

Tempéra¬

ture.

Densités.

Pouvoir

rotatoire.

Indice de réfrac tio n

I d’amandes amères .

1 d’aspic pure .

de bergamote .

de camomille .

rr + 48.80

de cannelle de Chine. . .

de cannelle de Ceylan. . .

de carvi .

de cédrat .

de citron .

■ de copahu .

I de fenouil .

1 de genièvre .

| de girofle .

de lavande .

J de menthe poivrée anglaise \ — — française

— — pouliot .

de muscades .

de néroli .

d’oranger (fleurs de Paris).

— — du midi).

d’orange .

de petits grains .

de Portugal .

de romarin .

de santal citrin .

de sassafras .

de sauge .

1 de térébenthine .

de thym . . . . .

Essence

LA PARFUMERIE

La colonne de polarisation circulaire, au contraire, révèle les plus grandes différences entre ces essences dans le degré de la direction de la rotation ; mais je doute qu’on puisse se fier beaucoup à ce caractère pour distinguer les essences, car on a trouvé que la rotation de différents échantillons de la même essence varie considérablement, non-seulement à l’état cru mais quand on a opéré sur les hydrocarbures purs.

Néanmoins, il se peut que quelques-uns de ces caractères puissent servir à découvrir les mélanges frauduleux d’essences. Ainsi une addition d’essence de térébenthine aurait, dans presque tous les cas, l’effet de diminuer la pesanteur spécifique et de contracter le spectre. D’autre part l’essence de bergamote s’use à une faible réfraction, plus faible assurément que les mélanges que l’on vend souvent sous son nom. L’indice de réfraction du D a été exprès compris dans le tableau ci-dessus, parce que cette raie peut toujours être obtenue de la lumière du jour, ou, plus commodément encore, de la flamme de l’alcool salé. Le premier constructeur d’instruments venu pourrait aisément imaginer un appareil simple pour éprouver aussi la réfraction des échantillons d’essences.

Ces essences crues ont été soumises à la distillation fractionnée afin d’en séparer les principes constituants. Les hydrocarbures ainsi rectifiés avaient encore été purifiés par une distillation réitérée avec du sodium. Le métal alcalin se combine généralement avec les essences oxydées pour former une substance résineuse non volatile ; mais il est impossible de dire qu’il en résulte jamais un nouvel hydrocarbure. Quelques-uns de ces composés contenant de l’oxygène, par exemple ceux des différentes espèces de melaleuca, peuvent être distillées avec du sodium sans subir aucun changement.

Un professeur de l’École de pharmacie, M. Buignet, a dirigé ses expériences vers le même objet, et les chiffres qu’il a obtenus diffèrent sensiblement de ceux qui constituent le tableau précédent. Cela tient sans aucun doute au plus ou moins de pureté des produits employés par les deux expérimentateurs. Il faut remarquer en outre que les résultats obtenus par M. Buignet l’ont été pour toutes les opérations à A, 13°.

Le professeur de l'École de pharmacie a étendu ses expériences aux huiles fixes, qui sont d’une importance capitale dans la fabrication de la parfumerie. Aussi croyons-nous devoir mentionner ici les résultats qu’il a obtenus :

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