‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 4)Chapitre 35 sur 124 · NOMS DES HUILES · texte numérisé non relu

NOMS DES HUILES

Densités.

Indices de réfraction à + 22°

pour le rayon vert.

Pouvoir rotatoireà+15° poar le rayon rouge.

i d’amandes .

d’amandes amères .

du ben .

de colza .

de farine ». .

i de foie de morue blonde. . .

i — — blanche. .

j de raie .

Huile.

! de squale .

; de lin . ’. . . .

] de moutarde noire .

J de navette .

' de noisettes .

d’olives .

de pavots .

de poissons .

de ricin .

LA PARFUMERIE

Une seule huile fixe, l’huile de ricin, a donc un pouvoir rotatoire ; chez toutes les autres il est nul : il importe de connaître ce fait, car il met à l’abri de certaines fraudes. Les essences, au contraire, possèdentpresque toutes un pouvoir rotatoire.

Aux tableaux qui précèdent nous devons en joindre deux autres qui sont d’un intérêt capital : en effet, le premier indique la quantité d’essence ou huile essentielle fournie par chaque plante ; le second indique la température à laquelle les diverses essences bouillent et gèlent. Ce dernier est extrait du Laboratoire des merveilles chimiques.

Quantités d'essence ou huile essentielle fournie pour chaque plante.

Quantités Essences

de plantes fournies kilog. gr.

Écorce d’orange . 5 312

Marjolaine sèche . 10 93.50

— fraîche . 50 93.50

Menthe poivrée fraîche . 50 93.50 à 123.50

— sèche . 10 74.90 à 99.60

Origan sec . 10 50.20 à 74.90

Thym sec . 10 30.80 à 46.30

Calamus aromaticus . 10 74.90 à 99.80

Anis . 10 224.90 à 299.50

Carvi d’Allemagne . 10 399.60

Girofle . 1 150.73

Cannelle . 10 74.90

Cassis . 10 89

Bois de cèdre . 1 93.81

Macis . 1 93.81 à 123.62

Muscade . 1 93.81 à 123.62

Mélisse fraîche . . . ’ . 25 25.50 à 38.50

Pain d’amandes amères . 5 22.05

Racines d’iris . 50 446

Feuilles de géranium . 50 56

Fleurs de lavande . 50 836.50 à 892

Feuilles de myrthe . 50 139.50

Patchouly . 50 780.50

Roses de Provence . 50 83.50 à 111

Bois de Santal . 50 836.50

Vétiver ou racine de kus-kus . 50 418

Température à laquelle les diverses essences bouillent et gèlent.

L’huile fixe d’amandes ne bout

pas a . -J- 349

L’essence de patchouly bout à . + 268

— vétiver . . + 287

— bois de santal. . . + 288

— bois de cèdre ... + 264

— lavande anglaise

bout a.. . -f- 246

L’essence de schœnante . +227

— rose de Turquie

pure . +222

L’essence de géranium d'Espagne . +221

L’essence de géranium indien . + 216

— gaulthérine .... + 204

— amandes amères. . + 180

— bergamote pure. . + 188

— carvi d’Allemagne + 176

— écorce de citron. . + 174

L’essence d’écorce d’orange. . . +174

— lavande française. + 82

La cire blanche fond à . + 66

Le camphre se vaporise à. . . . + 63

Le spermaceti fond à . + 44

La paraffine A . + 39

La paraffine B . . . • + 32

L’essence de roses d’Italie gèle à. + 16,7

— roses de Turquie. + 14,5

— géranium, néroli,

giroflé déposant des cristaux à . . . . - 19

L’essence de santal, cèdre , schœnanthe se prennent en

gelée . — 20,5

L’essence de bergamote gèle à — 24,5

— canelle est encore

liquide à . — 25

LA PARFUMERIE

Passons maintenant aux procédés employés pour extraire des matières premières que nous avons énumérées les parfums qu’elles renferment.

IV. — Procédés de fabrication. — Appareils : enfleurage ou absorption parla méthode dite pneumatique par l’éther et le sulfure de carbone, expression, distillation, macération. — Procédés de coloration. — Lorsqu’on place entre les feuillets d’un livre, entre les plis du linge ou seulement dans un tiroir, et sans contact immédiat avec ces objets, une branche de thym, par exemple, ou quelques feuilles de lavande, ou môme des fleurs aux émanations moins pénétrantes, ces fleurs imprègnent ces objets de leur parfum. Si avec ses doigts on frotte une feuille d’absinthe ou de menthe, les doigts recueillent et gardent longtemps l’odeur de la menthe ou de l’absinthe. Cette propriété qu’ont les plantes de communiquer par leur contact et môme par leur seul voisinage les odeurs que recèlent, soit leurs racines (vétiver), soit leurs feuilles (menthe), soit leurs fleurs (rose), soit leur écorce (cannelle), a dû servir de point de départ à la chimie des parfums ; c’est elle qui a donné l’idée de l’opération la plus simple en môme temps que la plus importante de la parfumerie, l’enfleurage.

Enfleurage ou absorption. — Ce procédé était exclusivement en usage autrefois chez les Provençaux pour la fabrication des pommades et des huiles. Il est encore aujourd’hui employé par beaucoup de personnes dans sa simplicité primitive. Il consiste à laisser séjourner les fleurs sur des plaques de verre enduites de graisse des deux côtés. Les plaques sont soutenues par des châssis et empilées les unes sur les autres. Il faut renouveler les fleurs tous les jours, et cela tant que dure la saison, c’est à-dire de huit jours à deux mois et même trois mois.

S’il s’agit de fabriquer des huiles, on se sert d’un cadre garni de fil de fer au lieu d’un châssis de verre ; sur ces cadres on étend des morceaux de toile imbibés d'huile d’olive, et sur ces morceaux de toile on place la couche de fleurs. Les cadres étagés les uns sur les autres sont ensuite posés sous une presse à écrou de laquelle sort, après une forte pression, l’huile parfumée; il va sans dire que, comme pour les pommades, il faut renouveler tous les jours et longtemps.

Ce procédé primitif est, avons-nous dit, encore en usage dans un grand nombre d’usines de Provence, et il est quelques maisons, celles de MM. Pilar, Herman, etc., qui possèdent jusqu’à mille cadres; il présente pourtant de trèsgraves inconvénients : la main-d’œuvre est difficile, il exige un temps très-long, ne représente pas seulement une grande dépense d’argent, mais il peut encore permettre à la graisse de rancir. M. Piver a inventé une méthode plus simple et de beaucoup plus rapide, on l’appelle :

Enfleurage par la méthode pneumatique. — En voici le détail, ainsi que la description de l’appareil employé, d’après M. Turgan. L’appareil de M. Piver (fig. 2) se compose d’un coffre à deux cavités communiquant entre elles et haut de trois mètres environ sur deux de large ; des claies en toile métallique recouvrent les fleurs ; entre chaque claie, une lame de verre ou de cuivre argenté, fixée d’un seul côté, mais libre sur les trois bords, reçoit la graisse, non plus comme autrefois étalée horizontalement, mais exprimée en cylindres excessivement fins, au moyen d’une presse qui la force à passer au travers d’une plaque criblée de petits trous. Deux soufflets, combinés de manière à ce que l’un se lève quand l’autre se baisse, établissent un courant permanent qui passe et repasse de haut en bas et de bas en haut, de chaque côté du diaphragme qui

LA PARFUMERIE

partage le coffre et force ainsi l’air contenu et non renouvelé à saturer les graisses, qui sont bientôt suffisamment parfumées. La rapidité de ce procédé supprime encore les inconvénients causés autrefois par la fermentation des fleurs au contact des matières animales, fermentation qui détruisait les parfums, colorait les graisses et faisait souvent manquer l’opération. Le nouvel appareil peut servir également pour parfumer les poudres ainsi que les huiles.

Tout ingénieux qu’ils soient, ces 'procédés ne sont pas parfaits, surtout aujourd’hui que les produits du parfumeur se transportent dans toutes les parties du monde et souvent sous des contrées excessivement chaudes. Aussi a-t-on cherché à remplacer l’axonge par d’autres substances qui, tout en étant d’un prix moins élevé, mettraient à l’abri de toute altération les fleurs et leurs arômes. On a eu recours, dans ce but, à la paraffine, à la glycérine et enfin à la vaseline.

La Paraffine, qui a servi en dernier lieu à mettre à l’abri de l’air et de l’humidité les fleurs destinées à être traitées loin des pays de production ou bien après la cueillette, est un carbure d’hydrogène, blanc, cristallin, dur, de nature grasse ; il est fusible à 43° centigrades, soluble dans l’étlier, l’huile de térébenthine, le naphte, etc. On rencontre la paraffine parmi les produits de la distillation du goudron végétal, et c’est de là qu’on l’a tout d’abord retirée ; mais aujourd’hui on l’obtient des pétroles américains et de l’Inde en telle abondance que son prix ne dépasse que rarement 2 fr. 50 le kilogramme.

Pour faire disparaître toute la paraffine des extraits odorants qu’elle a permis de préparer, on recommande de frapper ces produits avec un mélange réfrigérant, de manière à faire déposer toute la stéaroptèrie des fleurs.

M. Eugène Rimmel a proposé de conserver les fleurs odorantes dans de la glycérine concentrée et inodore, se basant sur ce que ce produit a sur la paraffine l’avantage de ne pas être solide et de se présenter sous forme d’un sirop sirupeux.

Fig. 2.— Appareil de M.Piver On sait que la glycérine est un alcool triatomique que

pour l’enfleurage. pon obtient aujourd’hui en grand comme produit accessoire de la fabrication des bougies. Nous croyons que ce procédé présente, lui aussi, de nombreux inconvénients.

La Vaseline ou Cosmoline, qui a fait son apparition à l’Exposition universelle dans les sections française et américaine, est un corps onctueux, solide à la température ordinaire, fusible à 35 degrés, à peu près incolore ou blanc selon qu’il est plus ou moins bien purifié. La vaseline est molle, absolument neutre, inattaquable par les acides concentrés, non saponifiable et enfin, qualité précieuse pour le parfumeur, incapable de rancir. La composition de la vaseline la rapproche de l’hydrure d’hexadécylène (G34 H32), ou autres polymères de l’acétylène.

Extraite des résidus de pétrole la vaseline présente, comme on le voit, de grandes analogies, par son mode actuel d’extraction, par sa constitution chimique et ses propriétés, avec la paraffine; par sa consistance elle diffère peu de la glycérine.

LA PARFUMERIE

Depuis quelques années on s’en sert couramment, aux États-Unis, pour le pansement des plaies. Sa cohésion, sa viscosité lui donnent des propriétés isolantes et antiseptiques incontestables.

Les avis sont partagés relativement aux services que cette substance peut rendre à la parfumerie. Ce qui nous paraît certain, c’est qu’on donne facilement à la vaseline le parfum de l’orange, de la casse, de la violette et de la rose parce que ces fleurs peuvent se traiter à chaud, mais il n’en est pas de môme d’un très-grand nombre d’autres fleurs. En outre, lorsqu’on reprend par l’alcool la vaseline enfleurée, pour lui enlever les parties odorantes, on observe que l’extrait alcoolique perd rapidement toute son odeur. Ce fait so produirait même au bout d’un mois.

En somme, l’emploi de la vaseline dans l’enfleurage nous semble devoir être beaucoup plus limité qu’on ne l’avait cru tout d’abord.

Procédé par l'éther et le sulfure de carbone. — Ce procédé, qui date de 1857, a été inventé par M. Millon, puis perfectionné et appliqué industriellement par M. Piver. Il se compose de trois opérations successives : 1° dissolution du parfum, que l’on obtient en faisant passer le sulfure de carbone sur les fleurs placées dans un percolateur; 2° distillation à basse température du liquide obtenu pour en chasser la cire mêlée au corps odorant; 3° évaporation dans un vase chauffé au bain-marie des dernières traces du dissolvant.

Ce dissolvant est l’éther, ou le chloroforme, ou le sulfure de carbone, ou encore l’éther de pétrole. M. Piver a appliqué ce procédé à la récolte de parfums contenus dans les fleurs d’héliotrope, couvrant trois arpents de terrain; il obtint ainsi 61 kilogrammes de parfum pur au prix de revient de 500 francs le kilogramme. 4 grammes suffisent à parfumer 1 kilogramme de pommade.

Expression . — Ce procédé, dont le vocable porte avec lui sa définition, n’est pas autre que celui déjà décrit et qu’on emploie quand il s’agit de la fabrication des huiles. 11 va sans dire qu’on n’y a recours que pour les plantes très-riches en huile volatile ou essentielle, pour les zestes de certains fruits par exemple (orange, citron).

Distillation. — C’est, de toutes les opérations de la parfumerie, celle qui est la plus fréquemment pratiquée, et l’une des plus importantes. Chez beaucoup de parfumeurs on se sert encore aujourd’hui des mêmes appareils qu’autrefois. Parmi ceux exposés à nouveau ou avantageusement modifiés, nous n’en avons remarqué qu’un seul qui mérite une mention particulière, à cause des avantages réels qu’il paraît offrir, c’est celui construit sur les plans de MM. Rigaud et Dussart. Mais avant d’indiquer ces avantages et d’en présenter le dessin, disons quelques procédés universellement employés en nous aidant , pour ce faire, des lumières du savant parfumeur anglais.

La plante, dit M. Piesse, ou partie de la plante qui contient le principe odorant, est mise dans un vase de fer, de cuivre ou de verre, pouvant contenir de cinq à quatre-vingt-dix litres, et couverte d’eau. A ce vase est adapté un couvercle bombé en forme de dôme, avec un tube en spirale comme un tire-bouchon ; ce tube plonge dans un seau et en ressort comme la cannelle d’un baril. On fait bouillir l’eau dans l’alambic, c’est le nom de l'appareil ; n’ayant pas d’autre issue, la vapeur passe nécessairement à travers le tube recourbé, et comme ce tube est entouré d’eau froide dans le seau, elle s’y condense avant d'arriver au robinet. L’huile volatile, c’est-à-dire le parfum, se dégage avec la vapeur et se liquiüe en même temps. Les liquides ainsi extraits, après quelque temps de repos, se séparent en deux portions ; on les isole ensuite définitivement au

LA PARFUMERIE

moyen d un entonnoir dans la partie la plus étroite duquel est un robinet d’arrêt C est par ce procédé que sont extraites la plupart des huiles volatiles où» ' quefois au lien d eau on verse sur les substances odorantes de l'alcool ou 1 de vin rectifié ; a la distillation l’essence se dissout dans l’alcool et sort avec Un. Mais ce procédé est aujourd’hui presque abandonné ; on trouve plus avln tageux d extraire d’abord l’essence à l’eau et de la dissoudre ensuite dans l’et

Fig. 3. — Alambic français.

prit de vin. La température peu élevée à laquelle l’alcool entre en ébullition occasionne une grande perte d’essence, la chaleur n’étant pas suffisante pZ la dégager de la plante particulièrement quand on agit sur des graines ou sur d autres corps durs, comme les clous de girofle ou le carvi. S L appareil de M. Louis Herman, de Cannes, se compose de trois alam bics, places 1 un àcôté de l’autre (f.g. 3). L’eau employée pour tenir les serpentins

froids est fournie par les sources qui descendant des hauteurs voisines d’Estrelles, arrosent en abondance toutes les parties de rétablissement. Sous ce rapport M. Pilar, de Grasse, n’est pas moins favorisé.

Les fabriques françaises chauffent leurs alambics par l’action directe du feu, procédé qui peut donner aux produits distillés une odeur empyreumatique ou de brûlé. Mais à Londres, dans toutes les parfumeries bien organisées de Bond-Street, les alambics sont chauffés « avec de la vapeur fournie par une chaudière sous une pression d’environ une atmosphère.

La fîg. 4 représente le modèle d’un alambic de beaucoup préférable au précédent ; il est employé par la maison Brest, Heyvtood and Sarron, dont les essences et huiles essentielles ont une réputation méritée.

L appareil entier repose sur un pied massif. En examinant la coupe on verra

Alambic à siphon continu.

LA PARFUMERIE

que la cucurbite est double; un espace vide existe entre la coque intérieure et la coque extérieure, appelée en termes du métier « chemise. »

La vapeur sort d’une chaudière au moyen du tuyau en S. L’alambic se sépare en deux parties principales, savoir : le chapiteau et la cucurbite; quand on s’en sert, on les réunit solidement l’un à l’autre avec des vis, comme on le voit dans la fig. 4. Dans lapartie supérieure du chapiteau est fixé le rouser (sorte de spatule transversale), double traverse courbée pour s’adapter à la banine, et à laquelle est attachée une chaîne pour racler le fond de la cucurbite. Le bout est mis en mouvement par un ouvrier qui tourne la manivelle extérieure en communication au moyen de l’axe, avec les roues d’engrenage dans l’intérieur de l’alambic.

Supposons l’alambic chargé, par exemple, de 100 kilogrammes de clous de girofle. On remplit à peu près la cucurbite d'eau, le chapiteau est ensuite vissé. La vapeur introduite dans la chemise, l’eau et les clous entrent bientôt en ébullition dans l’alambic. On les agite bien ensemble, l’huile des clous se dégage et est entraînée par la vapeur qui se forme en haut du tuyau S O ; elle est bientôt condensée dans le réfrigérant, elle s’échappe par le tuyau R et tombe dans le réservoir G.

Là, l’essence et l’eau se séparent d’elles-mêmes ; la première tombe au fond du vase, tandis que la seconde monte à la surface. Aussitôt que l’eau atteint le robinet de décharge, elle passe dans le siphon et de là dans l’alambic. Toute simple que soit cette ingénieuse application du siphon, c’est elle qui fait tout le mérite de ce genre d’alambic. C’est en effet au moyen de ce siphon que la même eau qui est sortie de l’alambic sous forme de vapeur retourne incessamment dans la cucurbite. Les tuyaux D, W amènent de l’eau froide d’un réservoir extérieur au réfrigérant, tandis que les tuyaux G W livrent passage à l’eau produite par la condensation qui a lieu dans le serpentin.

Lorsque l’huile dégagée des substances qui la fournissent est plus légère que l’eau, il est évident que le robinet inférieur du réservoir doit alimenter le siphon à la place du robinet supérieur.

Il est presque inutile de dire que le siphon doit, dans le premier cas, être rempli d’eau, afin d’empêcher qu’aucune vapeur odorante ne s’échappe de l’alambic par cet orifice. La pression de la vapeur au dedans n’est pas alors suffisante pour vaincre le poids de la petite colonne d’eau contenue dans le siphon. Cependant les odeurs les plus délicates, le recherché , comme on dit à Paris, ne pouvant s’obtenir de cette manière, on a recours au procédé de macération.

M. Chardin-Hadancourt ayant remarqué que certaines essences s’obtiennent plus facilement par un courant de vapeur que par ébullition, emploie deux sortes d’alambic suivant le corps dont il veut extraire les essences : 1° un alambic de forme sphérique dans lequel arrive un jet de vapeur sous pression de 4 à 5 kilog. ; 2° un alambic à double fond supportant la pression de 6 kilogr.

, On a remplacé avec avantage le serpentin par un réfrigérant composé de deux feuilles de cuivre étamées et séparées l’une de l’autre de 20 millimètres, lequel est contenu dans une bâche en tôle de 20 centimètres d’épaisseur remplie d’eau froide. Enfin pour recharger les eaux condensées dans l’alambic, il a utilisé le principe de l’entraînement des liquides parla vapeur sous pression au moyen de deux cônes opposés.

L’appareil récemment construit sur les plans de MM. Rigaud et Dussart, dont nous avons dit quelques mots au commencement de ce chapitre, diffère entièrement de ceux dont nous venons de parler, en ce que fa vapeur sèche arrive directement au milieu des substances à distiller. En outre, la température

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