ÉTATS
Bœuf,
vache,
veau.
Mouton.
Chèvre,
chevreau
Porc.
Volaille
Gibier.
Poisson
Total.
France .
Angleterre .
Belgique .
Bays-Bas .
Suède et Norwège . . .
Danemarck .
Suisse .
Prusse .
Autriche .
Espagne .
Italie . » . .
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Pour la France, cette consommation n’avait atteint: en 1812, que 17k,l 50; en 1830, 20k,775 ; en 1840, I9k,940; en 1862, 23k,116,7; en 1866, 27k. Si l’on considère isolément la consommation de Paris ou des grandes villes, elle est beaucoup plus élevée ; à Paris seul, la consommation exclusive de la viande de boucherie atteignait 7 1 k,51 5 par tête et par an, en 1856; 7 1 k, 880 en 1860; 76k,079, en 1866; 79k,305, en 1876; 80 kilos environ en 1878. En 1869, la consommation en seule viande fraiche de boucherie était, à Lyon de 67 kilos; à Marseille 52 kilos; à Bordeaux 71 kilos; à Lille 52 kilos; à Nantes 45 kilos; à Toulouse 53 kilos ; à Rouen 64 kilos, etc. Par contre, dans les départements de l’ancienne Bretagne, dans les Hautes et Basses-Alpes, en Corse, etc., elle descend à 8 ou 12 kilos; autrefois, c’est-à-dire, il y a un demi siècle, elle ne s’y élevait qu’au dixième presque de ces chiffres.
Mais si la consommation augmente, la production s’accroît-elle dans la même proportion ? Le statistique va nous répondre : non I
Notre bétail de toute espèce (chevaline, bovine, ovine, porcine) a augmenté successivement en nombre, en même temps qu’il s’accroissait en poids individuel et qu'il s’améliorait en formes ; on étendait la superficie consacrée à la production des fourrages naturels et artificiels ; on perfectionnait simultanément l’élevage et l’alimentation des animaux domestiques et néanmoins, il
LA VIANDE
nous faut actuellement, importer net, par année moyenne, près de 200,000 bœufs oujvaches (poids net, 250 kilos environ, soit 50,000,000 kilos), près de deux millions de moutons (poids, net, 20 kilos, soit 40 millions de kilos) et enfin 80,000 porcs (poids net, 80 kilos, soit 6,400,000 kilos) ensemble, 96 millions et demi de kilos de viande. Il en résulte que le prix de la viande a constamment haussé chez nous et que nous le faisons constamment hausser chez les peuples qui nous la fournissent. C’est ce que démontre le tableau suivant qui indique le prix du kilog. de viande, par année moyenne, sur les marchés d’approvisionnements de Paris: