‹ Études sur l'Exposition de 1878 (volume 4)Chapitre 59 sur 124 · TOTAUX · texte numérisé non relu

TOTAUX

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. d'une valeur de :

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Les pays où le Portugal exporte le plus de vins sont : l’Angleterre, pour les Madère et les Porto principalement, puis la Russie, le Brésil, l’Allemagne, les États-Unis, la France, etc.

PRODUITS ALIMENTAIRES

Italie . — En 1867, la statistique officielle n’était pas en mesure de donner la surface des terres livrées à la culture de la vigne à vin, par cette raison, que la vigne, en Italie, est cultivée dans beaucoup de localités du Midi, comme cela se fait sur quelques points de la France, à treille haute, c’est-à-dire en la faisant grimper sur des arbres à fruits ou sur de longues perches, au milieu et sur le bord des champs et des chemins, d’où, après s’être élevée à une grande hauteur, elle retombe en guirlandes, en festons puissants. Ce n’est que dans la haute et moyenne Italie qu’on s’adonne à la culture de la vigne basse.

La statistique actuelle du Ministre de l’Agriculture donne la superficie de cette culture qui s’élève ài ,870, 109 hectares, produisant en moyenne, 27,136,534 hectolitres de vin. Comme la moyenne générale indiquée est de 14 hect. 15, on peut conclure qu’en 1867 la surface cultivée en vigne, en Italie, était à peu près la même que celle d’aujourd’hui. On estimait quen 1867 la vigne avait produit, dans toute l’Italie, 28,879,908 hectolitres de vin dont la valeur était représentée par le chiffre de 1,052,740,000 francs ; aujourd’hui ce chiffre de 1 ,080,000 francs, pour 27,136,534 hectolitres de vin, résulte du nombre d’hectares de vignes que nous venons d’indiquer.

On sait combien la situation de l’Italie est favorable à la culture de la vigne et à la production du bon vin ; on doit s’étonner du peu d’extension que cette culture a pris depuis dix ans, malgré les encouragements et les enseignements donnés par un gouvernement aussi libéral, aussi progressif que celui qui domine heureusement aujourd’hui sur ce beau pays. Tout concourt, sur le territoire italien, au développement rapide de cette culture, non moins importante que celle des céréales et des prairies : cette dernière surtout, la plus remarquable du pays, par les enseignements, dignes des plus grands éloges, qu’elle donne aux autres contrées qui se livrent à l’arrosage des terres. On cite comme étant plus propice à ce genre de culture, en Piémont, les collines de l’Astigiano, du Montferrat et du haut Novarais ; celles du Canavese et de la vallée d’Aoste.

Dans la Lombardie, les terroirs de Bergame, de Brescia et de la Valtelline ; les coteaux Euganei, Berici et le Frioul, de la Vénétie, et enfin, les pentes de l’Apennin qui longent le Pô. Ces territoires sont situés dans l’Italie supérieure. L’Italie centrale possède deux zones de culture de la vigne : la première s’étend sur les rives de l’Arno, et la seconde occupe les vallées centrales et latérales de l’Apennin, de l’Ombrie et des Marches en se dirigeant vers Rome dont elle occupe les monticules environnants.

L’Italie inférieure possède de beaux et fructueux vignobles; ils s’étendent sur de nombreuses collines qui courent de Naples aux Abruzzes, et sur celles des Calabres. Les îles de l’Italie ont leurs vignes aussi ; elles rappellent au souvenir la réputation antique et fameuse de leurs vins : c’est la Sardaigne, avec ses vignobles d’Oristao et d’Algliero ; la Sicile avec ses crus de Syracuse et de Marsale ; viennent ensuite les îles d’Elbe, d’ischia, de Capri et du Giglio moins renommées, quoique fournissant de bons vins.

Les vins les plus cités de la terre-ferme sont ceux que donnent d’abord, les vignobles étagés au pied du Vésuve et qui fournissent le Lacryma-Chrisli , vin de liqueur par excellence ; ceux du Pausilippe, d’entremets également. Les vins ordinaires du Piémont : le Barbèra, le Nebbiolo, le Barolo, le Gattinara, le Malvasia d’Asti, etc., parmi lesquels on estime des crus qui pourraient rivaliser avec les Muscat et les Malvoisie. Mais les vins les plus prisés sont ceux que produisent la Sicile et la Sardaigne.

La Sicile possède une étendue de 211,454 hectares de vignes sur une superficie totale de territoire égale à 29,249 kilomètres carrés. Elle est renommée pour ses vins de Marsala, de Malvasia et de Moscati, dignes rivaux du Xérès, que fournissent ses beaux vignobles de Marsara et de Castel vetr an o, et ceux de

LE VIN

Syracuse , secs et doux. Les deux types les plus renommés de File sont les vins dits Etna-Madère et le Syracuse

La Sardaigne produit une grande quantité de vins qu’elle retire de 24,1 82 hectares de vignes sur une étendue territoriale de 24,250 kilomètres carrés. Le vin par excellence de cette île est le Nasca , à la couleur d’ambre, au parfum aussi doux que son goût. Ce vin est naturellement plein de générosité comme tous ceux que produisent ces îles volcaniques. La Sardaigne possède d’autres crus très-estimés : des vins de Malvoisie, d’Alicante ou qui rivalisent avec eux ; ce sont : le Sire, le Sorco, le Moscato di Lipari , le Madera de l’Etna et d’autres de l’importante collection des vins du Piémont, de la Toscane, riches en vins de liqueur; du Pausilippe ; des îles d’ischia et de Capri, des autres territoires dont, à notre grand regret, la nomenclature étant aussi longue que les bons vins qu’ils produisent, ne peut être donnée ici, à cause du peu d’espace qui nous est réservé.

On voit, par cette trop courte énumération des richesses viticoles de l’Italie, que ce beau pays est déjà bien doté, et qu’il peut l’être davantage encore par l’accroissement de cette fructueuse culture, accessible sur tous les points élevés de ce territoire privilégié, sur tous les versants, sur toutes les collines où il y a assez de terre pour que les ceps à fins cépages puissent prendre racine et se développer avec leurs beaux fruits d’or. Il est aussi là, des réformes à poursuivre incessamment : nous voulons parler de celles qui touchent à l’amélioration des cépages, de la culture et de la fabrication des vins quels qu’ils soient. Cependant, depuis 1867, il est à remarquer combien, grâce à la vive impulsion donnée par le Ministère de l’agriculture, les mauvaises pratiques, qui régnent en Italie, soit dans la manière de cultiver la vigne, soit dans les opérations de la vendange et de la manipulation des vins, se sont nécesairement modifiées.

Le Ministère s’est attaché à démontrer le fâcheux effet des vendanges prématurées et des cuvaisons prolongées qui n’ont d’autre résultat que de produire des vins détestables ; de même que l’emploi des futailles malsaines, dans lesquelles les vins s’altèrent promptement et contractent tous les défauts inhérents à ces mauvaises manipulations, et font que, en fin de compte, les vins restent à la charge des producteurs mal éclairés. On fait bien mieux aujourd’hui les vins d’Italie, et ce progrès s’accentue tous les jours.

Le nombre des représentants des vins de lTtalie et des îles était de 458, el celui des crus est considérable ; on comptait naturellement parmi eux les vins renommés de la Sardaigne et de la Sicile : le Moscata, le Malvasia, Syracuse et Zucco rose et blanc. Ce qui caractérisait particulièrement l’exposition italienne, c’est que chaque échantillon (407), était accompagné de son analyse.

LTtalie exporte beaucoup de vins, soit en fûts, soit en bouteilles. De 4861 à 1874, il a été exporté en France une moyenne de 50,000 hectolitres, et en Angleterre, 400,000 hectolitres. De 1871 à 1876, la France a reçu en moyenne, 439,374 bouteilles; l’Angleterre 26,444; l’Égypte 57,908; l’Améiique méridionale, 813,144; l’Australie 46,220;- etc. 11 nous a paru intéressant d’ajouter aux renseignements qui précèdent le tableau suivant que nous avons composé à l’aide des documents statistiques du Ministère de l’agriculture de lTtalie. Il donne la superficie de culture en vigne dans chaque province et la production en vin.

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