POURQUOI LF.S VERS NE SONT PAS ISOCHRONES I LE RÔLE DU SENS
Nous donnons les chiffres obtenus pour les deux derniers alexandrins :
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(Cirf, II, 13- H-)
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Va0nr;:°urr„nceSdire que dans toute période, toutes
- - le reste de ,a phrase. Ces alexandrins, particul,
rement riches de sens, traduisent d’une façon eminente . i° La mélancolie et la tristesse de Chimène .
Je ne t’accuse point, je pleure mes malheuis.
ou de Titus :
De confondre un amour qui se tait à regret.
Des combats dont mon cœur saignera plus d’un jour. Et ne prévoit rien moins dans cette obscuiité Que la fin d’un amour qu’elle a trop mérite.
(Cid, 4-)
(Bér., 5.) (ib; 9-)
(ib., 3é-37-)
Lote. — L’alexandrm.
L ALEXANDRIN FRANÇAIS
2° L affirmation énergique de ce que l’héroïne du Cid considère comme le devoir moral
Mais aussi, le faisant, tu m’as appris le mien. Même soin me regarde, et j’ai, pour m’affliger, Ma gloire à soutenir, et mon père à venger.
Tu t es, en m offensant, montre digne de moi ;
Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi.
3° L’ironie acerbe d’Hermione
1 leurante après son char vous voulez qu’on me voie ; Mais, Seigneur, en un jour, ce serait trop de joie ; Que peut-on refuser à ces généreux coups ?
(Cid, 8.) (ib., 1 1 - 1 2 . ) (ib., 7 2-28.)
(Andr., 21-22.) (ib., 32.)
4“ La passion de Dofia Sol et d’Hemani s’épanouissant tour à tour dans la plénitude du triomphe ou l’exagération du désir :
Et ta voix, toutes deux m’allaient au cœur ensemble. Et j aurais bien voulu mourir en ce moment !
Ma pensée entraînée erre en tes rêveries!
L’indignation douloureuse de Ruy Blas qui appuie sur l’injure :
De servir, serviteurs qui pillez la maison ! A sué quatre cent trente millions d’or !
(Hem., 12.) (>b., 14 «.) (ib., 20.)
Inversement, du reste, la règle se confirme Tout alexandrin qui fait suite à un vers pathétique accroît sa vitesse; de deux alexandrins pathé iques le plus court est celu, qui contient le moins d’émotion. Pour nous en tenir d’abord au premier cas, il est naturel que les syllabes s’nccé
^né^g^rUVemen‘ " dédamati°" rePrend' C0"’mC “ "“*»«• * * temP° » «. suite au « caljo », quoique avec une
Quand Emilie a fait cette déclaration :
Ne crois pas qu’aprés toi rien ici me retienne... (Cin I 12 ï
elle ajoute : \ -j
la mort emportera mon âme vers la tienne... (J},., )
U, promesse solennelle est exprimée dans le premier vers, et le second n’en es, pour ainsi dire que le commentaire fai, sous une forme un peu differente et comme le complément. La rapidité s’accroît. UIÎ Peu
V O, Cl toute une série d’exemples Les alexandrins qui la constituent sont courts, relativement à l'un de ceux dont ils sont encadrés C’est qu’ils suivent ou precedent sot, un membre de phrase contenant des termes exdamatifs ou importants, soit une fin de sens ; ou bien encore qu’il, son, foimes de locutions très familières ou de details peu intéressants pour la suite des idées, par conséquent que moins d’émotion réside en eux :
De votre propre main Polyxènc égorgée... Bérénice a longtemps balancé la victoire.
(Andr., 30.) (Ber., 6.)
. . Ce vers (R excepté) est plus court que le précédent qui le dépasse en durée pour d’autres raisons ; mais il est plus long que le suivant, sauf chez G.