POURQUOI LES VERS NE SONT
PAS ISOCHRONES t LE RÔLE DU SENS
J’aimais, je soupirais dans une paix profonde...
Il fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même,
Et que le choix Ses dieux, contraire à mes amours... J’ai voulu préparer la triste Bérénice.
Tout à l’heure on fuyait la lumière et les chants ! Quel remède à cela? — Letat est indigent...
Le peuple, — j’en ai fait le compte et c’est ainsi... La haute cheminée où quelques flammes veillent... L’homme est en mer. Depuis l’enfance matelot...
11 s’en va dans l’abîme et s en va dans la nuit.
Où se plaît le poisson aux nageoires d'argent...
Pour rencontrer ce point sur le deseit mouvant...
( ib ., 10.)
( ib ., 19-20-) {ib., 27.) (Hem., 25.) {R. B; 30.) (ib; 35-) (P. G., 10.) (P. G., 16.) (P. G., 27.)
(ib; 32-)
(ib; 3 5-)
„ bien noter ici U feston certains rie ces vers peuvent paraître
entourés. Mais il est évident, sur la vue du observation nous ramène à l’idée exprimée plus haut : de deux
peut juger à priori, mais qui seclatie sans difficulté aprt q ,
alexandrins pathétiques, le plus court est celui qui traduit les sentiments les plus atténués.
Dans ces vers :
Je connus que bientôt, loin d’être à ce que j aime,
11 fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même...
:es suivantes : v. 18 C — 3 73, 3 °9, J 3 h
et les chiffres sont
(. Bér ., 18-19.)
; suivantes
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l’alexandrin français
L écart constate s explique non po.nt par la présence ou l’absence Je IV muet, mais par l’importance donnée dans le premier vers à certains groupes , y, 1, nuques, 1 nus insiste moins sur la nécessité Je renoncer à son amour que sur les regrets que lui cause la détermination prise : d’une » C J“uleu' de la “,”lct10" fom'ee' l’uls obligation d’abandonner la princesse à bref délai, enfin tristesse de ne pouvoir céder à un attrait puisplus'lmiT5 SeC° ,n’ ,nv0“ti0n au confident est 4 Peu Pr“ k «^ent sur lequel la voix se soi. ralentie. Le premier vers est
Même remarque d ailleurs pour un autre passage du même morceau :
Résolu d’accomplir ce cruel sacrifice, J’ai voulu préparer la triste Bérénice.
( Bér ., 26-27.)
On aurait pu supposer que la pitié dont est animé Titus ferait insister sur l’épithète /rote. Sans doute il en est bien ainsi, mais Titus songe surtout a lui-meme ; il marque combien sa décision lui a été pénible, et la déclamation s’attarde sur le premier alexandrin. Celui-ci parait à tous les su) ets exprimer des sentiments plus importants que le suivant, être plus riche de mélancolie.
Comme l’écrivait Guyau, la cause première du langage rythmé est l’émotion, ou encore : « le rythme du vers est comme le battement du cœur devenu sensible a l’oreille et guidant notre voix. »
Naturellement les motifs d’accélération ou de ralentissement peuvent coexister. Il peut y avoir à la fois plus d’accents, plus de syllabes et plus de
I • .clique, ou deux seulement Je ces trois éléments, l’un d’ordre organique, l’autre d’ordre littéraire. Tous les exemples suivants sont dans un mouvement lent : • 1
Oui, va, n’écoute plus ma voix qui te retient. (Cin., I, i.)
Ah! Rodrigue, il est vrai, quoique ton ennemie... (Cid, i.)
Non, non ! la perfidie a de quoi vous tenter... ( Andr ., 7.)
Quoi ? sans que ni serment ni devoir vous retienne... (Andr., 9.)
Me quitter, me reprendre, et retourner encor... (ib., 1 1.)
\ iens voir la belle nuit ! Mon duc, rien qu’un moment ! (Hem., 1.) Bon appétit, messieurs! O ministres intègres... (R. B., 1.)
Dur labeur! Tout est noir, tout est froid, rien ne luit. (T. G., 28. ;
Nous donnons les chiffres obte
nus
pour le dernier et
les vers qui 1
l’entourent
va dâ
la
bim
sà
va
dâ
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mut
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