Je détache encore ce s quelques vers
En entrant, un frisson vous passe sur le corps...
Le désordre est flagrant dès le premier coup d’œil...
Partout le bois se fend, la peinture s’écaille...
Mais un détail navra mon âme jusqu’au fond...
Il m’adressait l’adieu d’un monde disparu...
Puis, voici les beautés d’un monde plus frivole...
Tout cela est d’une accentuation impossible.
LE MOUVEMENT DANS LA DICTION
, . • différents A E G I R, dont quatre ont aussi déclamé le morceau de Ruy Blas,
Il y a là également huit vers, marqués sont supérieurs à 70-, . 30 à 40“, sans compter les syllabes notées
soit par conséquent ^ temporelies totales, comme on peut s'en convaincre par notre tableau généntl, son, considérables,
brèves qui atteignent cette . , » ici trente fois sur quarante, ce temps a été dépassé ; le v. 7, pour A, est de S 3 / -
La plus forte, dans le precedent fragment est , J > ^ ^ même morceau. Les théoriciens les plus avertis, surtout les
Mais une même vitesse ne se XJ. . Dans l'art dramatique, écrit M. L. Brémont -, le mouvement est comme une
acteurs que leur met*, nierait en ev P passionnée ou mélancolique, qui se soutien, d'un point à un autre dans une tirade, dans
allure particulière, pressée ou lente, ner - use ^ sont déterminées par la marche ou l'évolution des idees et des sen„-
une scène quelquefois meme ans 1 c détails ! Il faut chercher avant toute autre chose les grands plans, les grandes masses .
ZLiïZZ il fout SSL a- mouvement général, puis des subdivisions de ce mouvement ; il faut commencer par construire
son interprétation. Cette règle générale ne ,sou*y“ j "CJ™s"in”ue trois masses successives. Les quatre vers du début, pense-t-il, doivent être Donc, dans le Desert 3 de Leconte de . , • • monotonie - les dix derniers s’enlever dans un mouvement lyrique très ardent et
dits sur un ton de récit très simple ; es ^ £ ^0uveme„t ; ils ne servent qu'à préparer tu, crescendo. » Ceci
ZlsÙ:Z^t dans l’uniformité de teinte donnée à telle partie du morceau, mais uniquement que les
mots importants reçoivent leur commenterons successivement quelques-uns des fragments
in“ ^=;,e, que des sénés de vers tout entières sont différentes de ce qui a .immédiatement
soutenir, pour se résoudre à quitter la princesse,
Des combats dont son cœur saignera plus d’un jour.
“ee ctup,P|er itrimXitr pourUrendre de ^llnt de durée jusqu'au
moment où Titus reprend le récit de ses infortunes :
Dès que ma triste main eût fermé sa paupière, De mon aimable erreur je fus désabusé.
L’unité es, plus grande dans le monologue de Ruy Blas. Cependant l'on peu, distinguer trois vers d introduction .
2. L. Brémont, L'art cledire lesvers, Fasquelle, 1903, p. 91, m> 2 3S4 et s9-