Bourdon, op. cil., p
ra
ma
l’accent d’acuité dans la phrase
le rapport des consonnes et des voyelles se modifie après l’accent musical. Nous recherchons donc comment s opère la descente de 1 aigu au
°TclVC .
Après une longue série d’inscriptions des mots redijé (rédiger) et la diskordœ (la discorde), où l accent chaque fois a remonté dune syllabe, nous avons reconnu les cas suivants :
A) La terminaison est masculine
re
ro,
ers
OO
NO
Dans le premier exemple, la descente se fait d’une façon continue, aussitôt après la syllabe qui porte 1 accent musical. Dans le second, la chute s’opère par échelons, la voyelle finale de la dernière syllabe étant plus haute que la consonne qui lui est jointe. Dans la troisième enfin, l’abaissement de la voix a lieu d’une façon analogue, mais la voyelle terminale, après avoir dépassé la hauteur de la consonne antécédente, devient ensuite beaucoup plus grave.
B) La terminaison est féminine
la
dis
kor
dee
OO
WJ
wj
Dans le premier exemple, le mouvement de descente se continue sur la syllabe féminine par une chute régulière. Dans le second, il y a abaissement de la voix par échelons, la voyelle de chacune des syllabes qui suivent l’accent étant plus haute que la consonne qui lui est jointe. Dans le troisième enfin, il y a un léger relèvement de l’acuité qui se fait sentir sur la syllabe féminine, après que la dépression maxima a atteint la pénultième.
Ainsi donc les lois de hauteur musicale sont quelque peu différentes de celles de la durée. Tandis que l’allongement tombe toujours, dans une
l’alexandrin français
prononciation non emphatique, sur la syllabe qu’on appelle tonique, l’accent d’acuité affecte normalement une syllabe dite atone s’il y a fin de sens et par conséquent chute de la voix.
Il nous reste cependant à savoir quels caractères présentent des mots groupés, si l’accent demeure pour chacun d’eux à sa place ordinaire, et s’ils conservent dans un ensemble la physionomie qu’ils ont quand on les articule isolément. D’où la nécessité d’une enquête qui portera d’abord sur des agglomérations réduites pour s’étendre ensuite à des phrases tout entières.
Nous nous sommes encore servi des tracés déjà utilisés dans le chapitre parallèle que nous avons consacré à la durée. Nous avons comparé les mots avâ (avant), megô (maison), lésé (laissez), kafé (café), aba (abat), avec les locutions où ils entrent en composition : avâ garda' (avant-garde), avà kurœr (avant-coureur), megô nœv (maison neuve), megp superb (maison superbe), dus megô (douce maison), Use. pâsé (laissez-passer), kafe User (café-concert), aba jür (abat-jour) et nous y avons ajouté d’autres formations où nous avons varié la place des divers éléments : œ brav-om (un brave homme), œ-n-om brav (un homme brave), œ lur marlô (un lourd marteau), œ martô hlr (un marteau lourd), lœ màjé (le manger), mâje Ice (mangez-le), lœ lnué (le boucher), hue-lœ (bouchez-le). Tantôt on a soutenu la voix à la fin de ces divers mots et locutions, tantôt on a prononcé comme s’il y avait fin de sens. On se contente de reproduire ici deux séries d’expériences, une pour chaque façon d’articuler, en ne donnant que les chiffres strictement nécessaires. On indique en même temps le type rythmique (TR) qui se dégage des hauteurs musicales.
S. iii
S. IV
S. ni
S. iv
avâ
ua
CO
ON
me%ô
lésé
kafé
aba
avàgardœ
avàkurœr
OO
merf nœv
3qo 360
me%ô superb
360 qoo
dus mexp
CO
l’accent d’acuité dans la phrase
S. ni
S. iv
S. iii
S. iv
lese pâsé
kafe kôsèr
aba jur
CO
to
œ brav-om
vo
œ nom brav
œ lur martô