‹ Études sur le vers françaisChapitre 116 sur 214 · Le tracé exclut l’hypothèse d’un accident emphatique · texte numérisé non relu

Le tracé exclut l’hypothèse d’un accident emphatique

2. Les e muets qui ne sont pas transcrits phonétiquement n’ont pas été prononcés.

l'alexandrin français

nom

440 460 440 jà

bd

na

vo

ha

ha

mar ha

blœ

blœ

ma

te te

na

vo

ha

ha

pa

na

vo

ha

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pa

run

mo ves

hôi

lut

mar

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bye

lur

mar

tô

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'Tt

dà sa me

blœ

pie

dé

blœ

pie

dé

nà

eè

nà

mà

eé

tru

vè

Il y a eu à la fin de ces exemples tantôt suspension (II, III, VI), tantôt chute de la voix (I, IV, V, VII); la première suspension, par suite de sa modulation (aiguë-grave), est moins nette que la troisième (grave-aiguë). Il faut aussi noter que dans une phrase et quand les mots ne sont plus isolés, les variations de hauteur, sur les syllabes longues afiectées de l’accent musical, tendent à s’effacer, ou du moins sont quelquefois assez minimes pour que nos mensurations ne les laissent point apparaître; c’est le cas pour la quatrième et la septième syllabe du troisième exemple. Nous avons constaté dans le vers les mêmes égalisations d’acuité.

Mais les faits les plus remarquables sont analogues à ceux que nous a révélés l’analyse des durées. Dans une déclamation faite sur un ton soutenu, dès que la prononciation devient solennelle, le temps marqué ne disparaît pas à l’intérieur des propositions (cf. le mot ïkapablœ ••O* dans les exemples V, VI, VII). l’an dis que dans un débit familier on se trouve en présence de progressions musicales très étendues, une articulation moins rapide sectionne le texte en fragments assez courts, dont chacun possède une syllabe tonique et par conséquent aiguë. Il ressort donc des chiffres contenus dans le précédent tableau qu’une diction lente a besoin de fréquents points d’appui sur lesquels la voix se repose et qui morcellent la succession syllabique. Le dernier exemple contient quatre groupes distincts, et le premier deux. Dans celui-ci la voix s élève de 360 v. s. sur la première syllabe, à 400 sur la seconde et à 440 sur la troisième; ce point culminant une fois atteint, il se produit

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