‹ Études sur le vers françaisChapitre 138 sur 214 · XIII, G · texte numérisé non relu

XIII, G

pré

Ces membres iambiques apparaissent à la fin de ce vers chaque fois que les mots constituant le dernier hémistiche n’ont pas été isolés l’un de l’autre par un silence.

l’alexandrin français

Soit maintenant une mesure polysyllabique suivie d’un trochée :

Je ne rendais qu’à moi compte de mes désirs.

râ

de

ha

miva

kô

me

de

(Bér., 13.)

C a prononcé correctement, comme le sens le réclame. J au contraire soude deux pieds métriques en un seul, malgré les exigences du texte ; la barrière, qui paraissait insurmontable, a été franchie par la voix, mais cette dérogation à la règle ne se serait pas produite si le poète avait écrit :

Je ne rendais qu’à moi la justice absolue. . .

Le phénomène trouve donc sa cause dans la construction même du vers; c’est elle qui a rendu possible la fusion des membres en présence.

Le pied de deux syllabes comme pour la durée, est infiniment plus stable, et les variations auxquelles il est soumis sont relativement peu importantes. Il y a cependant des exemples de réductions opérées d’une façon analogue à celles que nous venons d’examiner. L’iambe, nous allons le voir, s’agrège à une courte formation rythmique consécutive pour former un groupe plus étendu. On comparera plusieurs déclamations d’un même vers :

Bois, prés, fontaines, fleurs, qui voyez mon teint blême.

Biuâ

pré

tè

nœ flœr

ki

vwa

yé

mô

tè

blé

m(oe)

vo

OO

(XII

G a prononcé comme le sens l’exige. Le mot fontaines formant un pied 'O*, égal en importance à ceux qui l’entourent, s’isole parfaitement entre les deux silences et conserve son individualité. P au contraire le relie au suivant et forme un groupe métrique de quatre syllabes •••o dont les éléments sont devenus indissolubles.

J1 faut également considérer que le trimètre romantique répondant à la formule 4 — j— 4 — {— 4 comporte souvent en son milieu, quelquefois même en chacun de ses membres, une dipodie iambique imparfaite : le premier iambe marque une suspension de sens moins forte que le second et tend par conséquent à s’agréger intimement à lui. Ici encore on comparera utilement plusieurs déclamations d’un même vers :

Des flots bénis, des bois sacrés, des arbres prêtres.

De fio be ni de bwa sa kré de \ar brœ pré tr(cè)

OO O

1. Ces dénominations : pieds de 2, 3, 4 syllabes, iambes, péons, anapestes etc..., s’appliquent aussi à ces mesures lorsqu’elles s’augmentent d’une finale féminine. Le cas dont il

COMMENT S’ALTÈRENT LES GROUPES RYTHMIQUES

K i° 380 600 éoo 620 440 560

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