‹ Études sur le vers françaisChapitre 139 sur 214 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

Pour P l’assimilation est totale et nous nous trouvons en présence d’un péon musical absolument pur. Pour K au contraire la dipodie iambique est indiquée par un accent de moindre hauteur sur la sixième syllabe1 ; celle-ci cependant reste plus grave que la huitième où l’arrêt du sens est plus caractérisé. Il est évident que l’hémistiche supporterait un accent plus considérable si la construction du vers était differente, si le

poète par exemple avait écrit :

Des flots bénis, des bois d’où sortaient des oracles...

Dans l’alexandrin dont nous avons donné les acuités, le péon subsiste parce que sacrés ne peut être absolument séparé de bois, mais certains sujets laissent apercevoir la place de la soudure.

De tels cas, par une transition toute naturelle, nous amènent à parler des temps marqués secondaires notés • dans nos transactions, et sui lesquels jusqu’ici nous avons négligé de nous expliquer. Ils sont analogues dans l’ordre musical aux allongements constatés à 1 inteiieur des membres métriques. Ils révèlent une instabilité particulière aux pieds de trois syllabes et au-dessus, de telle sorte que les lois à formuler sont les mêmes pour la hauteur que pour la durée :

1° Une mesure rythmique de peu d’étendue tend à s’agréger à celle qui la précède en privant celle-ci de son accent normal.

2° Une mesure rythmique de plus de deux syllabes tend à se décomposer en fragments de moindre longueur.

L’accent secondaire n’est jamais nécessaire au rythme. Il apparaît et disparaît selon les déclamations, beaucoup plus personnel par conséquent et beaucoup plus variable que le temps marqué principal, lequel est, en principe, identique pour tous les sujets. Il ne consiste paitois qu en une faible élévation de la voix ; ailleurs, il atteint presque la valeur de 1 accent dominant, parfois même il le dépasse, et dans certains cas 1 on peut constater la décomposition parfaite du groupe qu’on s’attendait à rencontrer. Les exemples suivants donneront une idée du phénomène :

Meurs, s’il y faut mourir, en citoyen romain.

Le vrai peut quelquefois n’être pas vraisemblable.

Mais par où commencer ? Vingt fois depuis huit jours. . . Quelle honte pour moi, quel présage pour elle...

Fait l’âme harmonieuse, et comme un divin chœur...

Mcer 360 560

si

fô mu

vrè

pæ

bel

rir à

fwa ne

twa

ye

ro

me

OO

co

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me

sà bla

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