Le premier groupe rythmique prête à la même remarque
Lote. — L’alexandrin.
l'alexandrin français
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(Hem., 29 R.)
Dans le premier vers, il y a entre la sixième et la quatrième syllabe une différence de 140 v. s. au bénéfice'de celle-là, et le temps marqué qui termine le groupe rythmique est beaucoup plus aigu que l’accident secondaire. Dans le second, il n’y a plus entre la quatrième et la sixième syllabe qu’une différence de 20 v. s. Légalité de l’accent dominant et de l’accent accessoire apparaît dans le troisième exemple. Le quatrième alexandrin présente un phénomène plus intéressant : l’aiguë secondaire est plus haute que celle qui termine le groupe. Le cinquième enfin appelle particulièrement l’attention : notre notation divise le dernier hémistiche en deux anapestes, au lieu du pied de six syllabes que semblerait exiger le sens. C’est qu’ici nous nous trouvons réellement en présence d’un sectionnement parfait. La durée, transcrite dans ce dernier exemple au-dessous de la hauteur musicale, montre que la décomposition est réellement accomplie et que le sujet a coupé en deux parties la succession mélodique qui, par sa longueur, lui causait quelque embarras.
Ces observations une fois faites, il est maintenant possible de noter les divers modes sous lesquels se manifestent les accidents secondaires dans les membres rythmiques qui dépassent deux syllabes.
Comme l’iambe, l’anapeste est un pied relativement stable et constitue par suite l’un des éléments fondamentaux du vers français. L’accent accessoire ne peut tomber que sur la première syllabe du groupe 1 et se constate assez rarement. Pour qu’il soit possible, il faut généralement que cette syllabe possède une certaine importance au point de vue du sens et puisse mériter un certain relief. On en trouve un exemple dans le quatrième des alexandrins immédiatement précités.
Le péon quatrième est plus souvent impur. L’élévation de la voix se manifeste quelquefois sur le premier élément du groupe, mais à condition qu’elle soit attirée à cette place par un mot de quelque valeur. Elle tombe le plus généralement sur la seconde syllabe ; alors elle n’a fréquemment pour raison d’être que de fournir à la voix un léger point d’appui dans un pied déjà trop étendu pour qu’une déclamation lente l’articule sans difficulté :
L’endroit bon à la pêche, et, sur la mer immense. . .
Grands mots que Pradon croit des termes de chimie.
Là drwa bô a la pè rœ e sur la mêr im mâ sœ