‹ Études sur le vers françaisChapitre 148 sur 214 · Becq de Fouquières, Truité de diction, p. 141 et · texte numérisé non relu

Becq de Fouquières, Truité de diction, p. 141 et

l'alexandrin français

Mais dans quelle relation les alexandrins sont-ils entre eux ? Pourquoi la hauteur maxima de l’un est-elle plus considérable que celle du vers dont il est immédiatement précédé ou suivi ? C’est ce que nous nous proposons d’examiner. La matière est délicate, et nous commencerons par les faits les plus simples.

De deux vers consécutifs qui contiennent tous les deux un mot important ou un élément de passion, celui qui sollicite le mouvement le plus violent reçoit aussi l’acuité la plus forte ; quand il 11’y a pas unanimité des sujets, c’est que le texte permet des interprétations différentes 1 . Les morceaux enregistrés ne nous fournissent pas beaucoup d’exemples. Nous citerons cependant celui-ci :

Ce silence est trop noir, ce calme est trop profond.

Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ?

Il y a là deux élans pathétiques, dont le dernier est incontestablement le plus véhément. C’est lui que la voix fera ressortir davantage, et toutes les déclamations seront d’accord. Nous transcrivons celle de G :

si

lâs e tro

nwàr

sœ kalm

tro

pro

Di

nœ vu dre

lu pa

invar

u ne

twal

0 fô

eni., 21-22.)

Inversement le

premier alexandrin peut aussi l’emporter sur le second, selon

les indications du

sens. Dans le cas

suivant, toutes

les dictions sont

encore concordantes et nous citerons celle de G :

Je connus que bientôt, loin d’être à ce que j’aime, Il fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même;

ko

bye

tô

lue

dè

Ira sœ

jè

ers

fa

lé

eer

Po

nà se

ra

miva

mè

m(ce )

GO

NJ

CO

ers

( Bér ., 18-19.)

1 . Nous examinerons plus loin l’influence de l’élément pathétique sur la suspension et la chute de sens ou inversement, et nous présenterons alors les exemples appropriés.

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