‹ Études sur le vers françaisChapitre 169 sur 214 · OO-225-I · texte numérisé non relu

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la consonne n’agit pas sur l’oreille, sauf dans 5 cas, à des distances variant entre 210 et 24 om, pour € et r. C’est assurément minime. Cependant deux fois les voyelles jointes à ces consonnes ont été u et u, ce qui explique le phénomène. Ailleurs les sujets ne sont pas

d’accord. M. l'abbé Rousselet ' expose comme il suit les impressions données par une même consonne : « quand 1 auditeur est a la limite da ,io„ h syllabe le frappe comme un léger bruit : ne (200») a pu se confondre avec e ou q. En deçà, la voyelle apparai, seule ; pu, s un souffle indique la place de la consonne encore indécise, et peut être interprétée arbitrairement par une constrictive ou meme une explosive. 1 lus près on sent une spirante qui se teinte de la nuance soit de la consonne émise, soit de la voyelle entendue. Ainsi /„ pourra etre entendu (.00 ) sous Influence du ,, ou O, (,oo~) sous celle de F»; PU il, K sonneront ri sous l’influence de Fi. Plus près encore, le vrat caractère de la consonne

se détache et paraît immuable à des distances plus ou moins rapprochées. » ,

Nous pouvons encore indiquer que M. Poirot - a étudié comment la consonne simple se distingue de la consonne double. Nous savons de] a que d’une manière générale l’effort nécessaire est beaucoup plus grand pour prononcer la consonne double, et que le travail aruculatoire est beaucoup plus considérable. M. Poirot a noté que dans un groupe appa, il se produit au milieu de l’occlus, ve une dépréssion s.tuee entre deux penodes de pression énergique. Ce phénomène n’est cependant pas d’une constance absolue. M. l’abbé Rousselot », msenvant les mouvements de a langue en même temps qu’il recueillait l’air sorti de la bouche e, du nez, ne l'a pas constaté, je dois en dire autant pour mon propre compte. Il laut cependant ajouter que si l’on prononce successivement aea et aeea, ada et aida, les amplitudes de l’a sont plus grandes apres la consonne double qu après la consonne simple. La voyelle participe de l’énergie de l’articulation antécédente et elle est pro|etee d autant plus violemment que la tension musculaire a été plus forte. Les expériences de M. l’abbé Rousselot montrent aussi que la consonne est soumise aux memes variations du, a miques que la voyelle : il y a un point d'effort maximum, avec des zones plus faibles, sans que l’intensite se modifie jamais dune manie. e brusque d’une période à l’autre, la voix procédant toujours avec des transitions.

Ces observations faites, il est maintenant aisé de passer à l'examen de la syllabe. Il n’est besoin que de se rapporter au précédent tableau. Les

faits intéressants ressortent des chiffres. . . . , ,

Nous avons montré que la voyelle seule est l’élément important de la syllabe, puisqu’elle possède une puissance acoustique plus giandc q c

consonne. 11 s’ensuit que la progression des audibilités s’établit uniquement par les articulations vocal, ques, et que par conséquent ,1 y a parai c-

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