‹ Études sur le vers françaisChapitre 170 sur 214 · Abbé Rousselot, Pritic., p. 1072. ... . - IV · texte numérisé non relu

Abbé Rousselot, Pritic., p. 1072. ... . - IV

2. Poirot, Quantité et accent dynamique (Mémoires de la Société néo-philologique, a Helsingtors, ).

3. Abbé Rousselot, op. cit., p. 350-351 et 1087, frg. 150, 152, 154.

l’alexandrin français

lisme des lois qui régissent le langage au triple point de vue de la durée, de la hauteur musicale et de l’intensité. En effet, au point de vue du temps et dans une déclamation non emphatique, la consonne, comme nous l’avons noté, ne peut être qu’égale (sensiblement) ou inférieure à la voyelle ; de même, comme nous l’avons encore remarqué, la consonne au point de vue musical peut être seulement identique à la voyelle ou plus grave qu’elle; de même enfin, si l’on considère les audibilités, la consonne, en comparaison delà voyelle, ne joue qu’un rôle effacé.

Si donc nous voulons étudier le rapport des syllabes entre elles dans les combinaisons enregistrées à l’appareil, il n’est pas besoin de transcrire toutes les mesures prises ; il suffira, pour la première voyelle, d’indiquer la compréhensibilité la plus faible, celle sur laquelle se fait le départ de la voix ; puis, pour les autres, 1 intensité la plus forte qu on aura constatée ; enfin, pour la dernière, qui est en même temps la plus longue et la plus aiguë, deux distances d’audition, la plus restreinte et la plus considérable, dont l’ordre suffira à rendre apparente, s’il y a lieu, la forme de la modulation.

Donc le groupe atatata, au lieu d’être conservé tel que nous l’avons donné :

peut être réduit de la manière suivante :

peut être résumée ainsi :

ta

ta

la

ta

la

d’être transcrite dans ses variations multiples :

sa

sa

sa

sa

sa

Ces chiffres permettent de se rendre compte que dans atatata la voix attaque le premiers en lui conférant une audibilité minima de 25'”, que l’audibilité maxima du second est de 70™, du troisième de 70™ également, que l’effort fourni sur le dernier lui permet d’être perceptible à 1 1 5"’, puis que le son s affaiblit de plus en plus et que, quand il s éteint, il n est plus entendu qu’à 45m- De même pour ctsasasa, la voix attaque le premier a en lui conférant une audibilité minima de 105”’; l’audibilité maxima du second a est de 1 65 m, celle du troisième 1 3 5 111 ; l’effort fourni sur le dernier lui permet d’être perceptible à 180™, puis le son s’affaiblit et n’est plus entendu qu’à 30™ quand il s’éteint. Si la première syllabe avait possédé une distance d’audition de 1751”, selon la progression 105-175, nous aurions conservé ces deux nombres et le signe a, qui affecte la seconde syllabe, aurait été reporté dans la première au-dessous du chiffre 175. Dans les deux exemples cités, la modulation est suffisamment indiquée une fois que la réduction est faite. Si l’on se reporte au grand tableau des pages précédentes, on constate que la syllabe finale est la plus intense dans chacun des groupes inscrits et qu’une progression dynamique s’établit de la première à la dernière.

Cependant cette progression peut être interrompue et la règle n’est pas sans exceptions. Dans les formations étendues, conformément à ce qui se passe pour la durée et la hauteur musicale, il tend à s’établit* un mouvement ondulatoire qui frappe d’une plus forte intensité, de deux en deux,

MOTS FRANÇAIS : COMPOSITION ET INTENSITE DES SŸLLABËS

.es sylhbesqui précéda* U dernière. Cerre disposido» n’a

«fafafa, marna, a,a,a,a, ananam, ara, a, a po»,» ™ ^ aA et . .A qui conviennent aux mures combinaisons. 11 faut bien noter que

fraPPem " 8r°UPement enre8iStré- N°US KPr0dUiS0nS kl ^

Dans ce cas particulier, on peut le noter encore, l’intensité est concomitante de la duree.

<* xd) qui n-esrp., ce«e «

;:;X ^ supporte évidemment un accent d’intensité accessoire. U courbe décrite Par ddmensuT secondée ^eut^’êue

=e^: ^p^2trrfn: :r;t

et même, s, bon veut, akaka et alala. Dans |fS de“X/"1™”Stt° “/jJ la combinaison inscrite a été particulièrement énergique ou, en d’autres première tranche nécessairement faible o p J „ be # combinaison inscrite '. Pour ahalta dont le premier a possède

™:;: C. — - - dernière i*erpr*ario» e, ceUe donnée plushaut.

1 . Peut-être aussi est-ce là seulement un phénomène de nature oratoire.

Lote. — L’alexandrir.

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

âplœr (ampleur), âplifyé (amplifié), âplifikasyô (amplification), ba (bat), batày (bataille), batay'o (bataillon), kôt (côte), kotyé (côtier), kolwayé (côtoyer), som (somme), sonièy (sommeil), sotneyé (sommeiller). Tous ont été prononcés sous les mêmes conditions de déclamation que les groupes artificiels analysés plus haut, c’est-à-dire comme des mots qui seraient incorporés à une phrase, mais qui n’en constitueraient pas la fin. Nous avons dressé ce tableau des intensités où les chiffres s’appliquent seulement aux voyelles :

o»xo

ramâs

(jn)â

ramâsé

âkaj

âkajé

Wü

balâs

balâsé

à(pl)

dpi

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