S. II
S. III
strapôtè
krœvé
eksplwaté
trôpé
OO
grèsé
l’alexandrin français
rable. Plus l'occlusion ou plus la constriction sont énergiques, et elles le sont en raison du temps employé — nous rappelons ce que nous avons dit des consonnes doubles —, plus la sortie du souffle s’opère brusquement, et par conséquent plus la voyelle se trouve projetée avec violence. Lllc. legagne donc en foice ce qu elle peid en duiée. Nous reproduisons une inscription emphatique du mot gresé où IV a pris une valeur considérable. La grande amplitude des vibrations très aiguës de la voyelle l (fig. 27) en est la conséquence. Si au contraire on veut malgré l’emphase produire une impression de douceur, la voix use d’un autre procédé : la consonne dans sa première partie est très énergique, mais elle devient plus molle au moment de 1 explosion et la voyelle demeure normale. On en jugera par un autre tracé, celui du mot dhi (digne). Les vibrations de la consonne initiale sont très fortes au début, puis elles s’affaiblissent de telle façon que la voyelle reste modérée : l’audibilité maxima de celle-
Le mot grincer dans une prononciation oratoire.
Fig. 27.
1 ig. 28. Le mot dign(e) . La durée relativement considérable du d est 1 indice d’un effort emphatique, sans que toutefois cette consonne l’emporte sur la voyelle suivante. Mais l'explosion est douce, réduite à un minimum de force, et, bien avant l’apparition de IV, les vibrations laryngiennes sensibles à la ligne du nez, très intenses à leur début, se sont affaiblies. Le tracé est significatif.
ci est seulement de 120 " ; elle aurait pu atteindre 2o$m si 1 effort maximum avait été fourni (fig. 28). Ce fait explique que dans le vers le dépla-
cement oratoire de la durée n’entraîne pas toujours un déplacement concomitant de l’intensité.
Si nous passons maintenant à des propositions entières, il nous suffira de reproduire les deux courtes phrases que nous avons déjà analysées précédemment. Ce sont celles-ci : œ-n-avoka èkapablœ dœ pledé-r-un inoves ko ^ (un avocat incapabe de plaider une mauvaise cause), et œ lur martô
bye-n-âmàeè sœ truvè dà sa ml (un lourd marteau bien emmanché se trouvait dans sa main). Nous transcrirons les durées et les acuités en y ajou-
tant les audibilités.
na
VO
ka
ka
pa
blœ
pie
dé
run
mo
ves
kô%
KJ
KJ
KJ
kj
KJ
KJ
KJ
380 4OO-36O
IOO
IOO
OO
l’effort oratoire et l’intensité syllabique 287
hr
mar
tô
byè
nâ
ma
tru
vè
(là
sa
me
oy