‹ Études sur le vers françaisChapitre 178 sur 214 · XXII, G · texte numérisé non relu

XXII, G

Mais il se rencontre dans nos tracés de nombreux vers qui présentent des caractères semblables. Nous en citerons seulement deux :

Porte, porte chez lui cette mâle assurance...

Dis, ne le crois-tu pas, sur nous, tout en dormant...

Par

tæ

pàr

ee

Iwi se

màl

su

râ sœ

(Cin., 1, 7 C.)

Di

næ

læ

krwa

tu

pâ sur

nu

tu

tà

dor

mû

(. Hem ., 5 A.)

Dans ces quatre alexandrins les accents temporels, musicaux et dynamiques, coïncident rigoureusement. Au point de vue de l’intensité, comme sous le rapport de la durée et de l’acuité, certaines syllabes s’effacent, d’autres sont mises en relief, et cette succession de dépressions et de saillies établit un rythme. Notons aussi qu’un mot, parmi ceux qu’on nomme généralement accentués, peut se combiner avec un mot ou un groupe de mots, de telle sorte qu’un seul membre métrique résulte de cette agrégation. Nous avons constaté qu’il en était ainsi temporellement et musicalement; les phénomènes d’intensité sont soumis à la même règle. Dans le premier vers cité, nous rencontrons en effet l’impératif remette % dont la finale, s’il est isolé, est régulièrement tenue pour tonique. Or, il s’associe dynamiquement avec le pronom vous. Celui-ci porte seul le temps marqué du groupe tout entier. Même observation pour les premiers mots du second alexandrin : tout Paris ; tout est apte à être frappé d’un accent de force, Paris également, mais, les deux mots étant joints, il n’y a plus qu’un seul groupement dont les deux premières syllabes sont faibles tandis que la troisième présente des amplitudes plus grandes.

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