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LES GROUPES RYTHMIQUES D’INTENSITÉ

3° Le pied de trois syllabes dont les deux premières sont faibles et la troisième forte, et qu’on peut appeler anapeste d’intensité (* * a). Il est aussi commun que le précédent.

Qui m’a jadis coûté tant de peine et de sang... De servir, serviteurs qui pillez la maison.

Ki

ma

ta

dis

ku

té

tâ

peu

sâ 1

Da>

ser

vir

ser

ki

ye

la

me

bS

4* Le pied de quatre syllabes dont les trois premières sont faibles et la quatrième forte (a u a). C’est l’équivalent du péon, tel que nous l’avons déterminé dans l’ordre des durées.

Ainsi que la vertu, le crime a ses degres.

Un autre était chargé de l’empire du monde.

la

ver

tu

nâ

tre

te

ear

jé

krim

se

c[ré

(XXIII, G i°.)

là

pi r(œ)

mô dœ

( Bér ., 11 a.)

50 Le pied de cinq syllabes dont les quatre premières sont faibles et la cinquième forte (a a a a a). Il est infiniment plus rare que les précédents.

N’est que de ces beautés dont l’éclat éblouit...

Ah ! qui n’oublierait tout à cette voix céleste ?

Nè

se

bo

té

dô

le

Ida te

blu î

(Cin., II, 7 C.)

ki

bli

re

tü

ta

se t(œ )

vwa

se

lés /(«’)

(Hem., 1 5 R.)

294 l’alexandrin français

6° Le pied de six syllabes dont les cinq premières sont faibles et la sixième forte (ümA). Je n’en ai qu’un seul exemple :

Quand une main si chère eut essuyé mes larmes.

^ a !u <«) me S1 £èr u le su ye vie lar m(œ)

(Ciê, 1 8 y..)

Ainsi se clôt ce piemier catalogue. On pourrait concevoir, comme pour la durée et 1 acuité, un pied de sept syllabes et un autre de huit. Il n est pas impossible qu ils ne puissent se manifester dans une déclamation rapide et peu expressive, mais on doit considérer qu’ils sont toujours dans le vers un phénomène d une exceptionnelle rareté. En tout cas, les alexandrins inscrits ne les laissent jamais apercevoir à l’état pur.

Mais les membtes métriques de cinq et six syllabes sont eux-mêmes, toujours à l’état pur, beaucoup moins fréquents que les groupes temporels et musicaux coirespondants. Les causes en sont particulières à la nature de 1 intensité psychologique. L’observation montre que, sur une longue étendue, la voix ne sait pas ménager son etfoit de manière à produire une succession régulière de syllabes. Au delà du péon, toutes les formations tendent à se diviser, non pas seulement pat la création de points d appui secondaires — et nous traiterons plus loin de ce phénomène — , mais simplement par le jeu des timbres. Il nous suffira de transcrire et de commenter ce vers :

Et ne prévoit rien moins, dans cette obscurité...

C est le second hémistiche qui doit attirei notie attention. J déclame très normalement et nous découvrons ces amplitudes : dâ == 9, se = 9,

1°P 9> sku 9> ri • 9> 1c 1 u* Cependant 1 0, à force égale, étant entendu plus loin que le et Vu, la lecture, réduction faite d’après les tables,

est la suivante :

vwa

ryè

mwe

dâ

se

top

sku

ri

té

( Bér .

A la neuvième syllabe apparaît un accident léger : il suffit à transformer le groupe qu’011 s’attendrait à rencontrer. De semblables exemples sont très fréquents.

Cependant une autre série de membres métriques doit être ajoutée à la précédente. Chacune des formations précédemment déterminées peut en Llkt sl laite suivie d un élément laible compose d une ou plusieurs consonnes et d un e muet. Cette syllabe féminine, on le sait, est peu apte à suppôt ter 1 accent dynamique. Nous nous contenterons cependant de signaler que le fait peut se présenter et que nos tableaux généraux en contiennent quelques exemples. Voici l’un d’eux :

Immoler Troie aux Grecs, au

Im

mo

le

Trwâ

Gré

vo

fils d’Hector la Grèce ?

fis

dEk

tor

la

Gré

A AA

( 4ndr ., 14 A.)

LES GROUPES RYTHMIQUES D’iNTENSITÉ

Dans la prononciation de certains acteurs, surtout dans celle d’une illustre comédienne, Mme Sarali Bernhardt, cette position du temps marqué est particulièrement sensible à l’oreille. Généralement cependant la syllabe féminine qui termine un groupe rythmique manifeste une dépression de la force articulatoire.

Les pieds qui constituent la nouvelle série dont il s’agit présentent la composition ci-après :

i° Forte -(- faible A* . C’est le trochée d’intensité. Ce membre métrique, comme tous ceux que nous allons énumérer, peut être séparé de ceux qui l'entourent par une pause. Il peut aussi ne pas l’être et se laisse, même alors, facilement reconnaître, selon un critérium que nous exposerons. On notera cette combinaison trochaïque dans les deux vers suivants :

Porte, porte chez lui cette mâle assurance... Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêts...

Pàr

par

tœ ee iwi se t(œ)

mâl

rà sœ

(Cm., I, 7 C.)

Dô

VU

na

ve 37 si pa

dô

trœ

te rè

CN

OO

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