‹ Études sur le vers françaisChapitre 182 sur 214 · LES GROUPES RYTHMIQUES D’INTENSITE · texte numérisé non relu

LES GROUPES RYTHMIQUES D’INTENSITE

du dernier groupe rythmique, au lieu de demeurer à sa place ordinaire, remonte normalement d’une ou plusieurs syllabes. C’est là une loi générale de la prononciation française, et le vers, pas plus que la prose, ne saurait s y soustraire. Plusieurs cas peuvent donc se presentei.

i° La syllabe qui termine la phrase est masculine et le temps marqué tombe sur la pénultième. Le membre métrique ainsi constitué est de tout point semblable à l’un de ceux qui figurent dans notre seconde série, sauf que la finale faible ne comporte pas d e muet. Ce veis où se clôt un sens .

Livrait à l’univers le reste de mes jours,

est identique par ses deux dernières syllabes à cet autre sur lequel le sens se suspend :

De quoi qu’en ta faveur notre amour m’entretienne.

On trouve en effet ces chiffres :

v rè

ta

lu

ni

vèr

rès

tæ

me

iur

(Bér.,21 C.)

kwa

kà

ta

fa

no

tra

mur

mâ

træ

iyè

næ

(' Cid , 25 J.)

La syllabe

qui termine

la phrase

est féminine et F

'accent tombe

sur 1

'antépénultième, c’est-

-à-dire sur

la syllabe

qui précède immédiatement

celle que les grammairiens nomment tonique, ue groupe rytnmique ainsi consiuuc 11 a pms ucu uc commun avec auv «wnoivuwuuv,,

puisque deux faibles succèdent à la forte. Celle-ci peut d’ailleurs être la première du groupe ou se faire précéder d’articulations moins énergiques :

Et monté sur le faîte, il aspire à descendre. Un autre était chargé de l’empire du monde.

mô

té

sur

fêt

las

pir

de

drœ

( Cin .,

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