CONCLUSIONS ET ÉNUMÉRATIONS
Pur
tu
sye
ma
en
ta
kôr
tu t(œ)
(£»/., III i°.)
,0 Toutefois le traitement peut être mixte : on accorde aux premiers termes de rénumération la valeur de formations mdependantes n a voix se suspend sur le membre pénultième ou même un peu avant pour 11e s’abaisser que sur le dernier, qui marque la conclusion. Cet . c suffit à donner à la phrase une cohésion apparente et à établir après coup une unité qui menaçait de s'effondrer. C est la façon de procéder a p us
courante.
Le lieu mobile, obscur, capricieux, changeant. . . lœ où skür ka
Læ
lyœ
mo
bi
op
pn
si
ia
4" Beaucoup plus souvent que dans les combinaisons musicales on constate le mélange des suspensions et des chutes de sens, sans que la voix s’élève sur le membre qui précède la conclus, on. La cause peut en être uniquement aux différences de timbres ; le phenomene se constate cependant lorsque les intensités brute et potentielle concordent. C’est le cas de l’exemple suivant dont je transcris seulement les ch, Ares d and, b, lue .
Le Roussillon, Ormuz, Goa, cinq mille lieues De côte, et Fernambouc, et les montagnes bleues.
lyœ (cè)
Ru
si
Or
mu\
Go
se
mi l(ce )
D(œ ) bot
Fer
nâ
buk e
le
mô
ta n(œ)
C’est ici la plus entière confusion. L’accent dynamique, pour marquer les relations de sens, ne se plie pas reguherement aux memes nécessites logiques que le temps marqué d’acuité : c’est à celui-ci qu’il faut toujours se reporter, car seul il est décisif. . .
Les fins de phrases rendent enfin nécessaire une dernière remarque. Il nous faut justifier, de même que nous 1 avons fait précedemmen ,
notations.
Il n’y a pas la moindre difficulté dans cet alexandrin .
Que la fin d’un amour qu’elle a trop mérité.
Kœ la je deé na mûr ke la
trô
me
té
(■ Bér ., 37 C.)
l’alexandrin français
La conclusion y est nettement indiquée parle groupe rythmique terminal qui répond au schéma * A*. Ce groupe est nettement distinct de celui qui le précède, et les deux syllabes fortes de 1 hémistiche, la pénultième et la dernière, sont séparées l’une de l’autre par une faible. Mais la scansion n’est pas aussi facile si le membre métrique de conclusion est a. oua,, ou en un mot, si les deux accents d’intensité,
le pénultième et le dernier, sont en contact, comme dans le cas suivant :
Mon trouble se dissipe et ma raison revient.
Mô
trti
blœ
di
sip
ma
re
KP
vye
On pourrait se refuser à adopter la division proposée par nous, et considérer que les six dernières syllabes de cet alexandrin forment dynamiquement un seul groupe rythmique dont 1 antépénultième serait le sommet. Nous sommes cependant d’un autre avis, et les raisons que nous invoquons, outre l’analogie de l’avant-dernier exemple, sont celles que nous avons présentées à propos de la hauteur musicale.
hn effet, 1 on ne songerait nullement à combattre notre scansion s’il y avait suspension et non chute de sens, et cela prouve avec la dernière évidence que le groupe en question n’est point incapable de supporter un temps marqué. Mais, toutes choses restant égales par ailleurs, la séparation des groupes rythmiques telle que nous 1 adoptons se trouve confirmée par la position éventuelle des silences. Une citation permettra de le montrer :
rue
jam
Une femme à genoux prie, et songe, et pâlit.
nu
pri
soj e
pâ
Personne ne contestera que la fin du vers ne soit constituée par un dactyle A** . L’oreille la plus prévenue le nierait-elle si la pause de 8“ qui intervient entie les deux derniers pieds n existait pas ? C’est cependant la seule différence qui existe entre cet exemple et celui précédemment 1 1 anse lit. 1 aut-il accorder à ces deux alexandrins, en leur terminaison, un traitement différent?
U ailleurs cette juxtaposition des temps marqués n’est point particulière aux fins de phrase. On la constate encore quand deux monosyllabes se succèdent immédiatement ou quand un monosyllabe fait suite à un pied plus étendu dont le dernier élément est mis en relief par la voix. Or les principes de notation que nous avons exposés sont d’une application universelle et les accents en contact sont indépendants l’un de l’autre toutes les fois que le second est de moindre valeur que le premier. Enfin l’ultime raison, à elle seule suffisante, sera celle-ci : il faut considérer ^cs A 1 longue . qui terminent les pieds comme des barrières rythmiques dont la présence empêche la confusion des temps marqués dynamiques. Du moment que la finale du mot repô, dans l’avant-dernier vers cité, subit un allongement, de ce fait les deux derniers membres métriques demi ui ent distincts et les intensités évoluent dans les limites fixées par les valeurs temporelles.