‹ Études sur le vers françaisChapitre 201 sur 214 · IO · texte numérisé non relu

IO

Krwâ

tè

nui

mœ sâ

kil

jiua

e kal

mô

Cf

krwa

tu

pâ

sur

nü

tu

In

dor

mâ

CO

IIO-40

na

ku

té

pur

ve

km

tâ

da

mur

La douleur et l’accablement moral exigent pour les termes exclamatifs la même modération de la force articulatoire, cette fois avec abaissement

constant de la hauteur musicale concomitante. Nous citons d’abord des exemples où l’accord des intensités brutes et des distances d’audition a été parfait :

Hélas! ton intérêt ici me désespère...

Mais à peine le ciel eut rappelé mon père...

Il fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même...

Mais, sans me soupçonner, sensible à mes alarmes... Mais voyez. Du ponant jusques à l’orient...

Ah ! j’ai honte pour vous...

Dans ce dernier hémistiche, pour le sujet R, et dans le vers suivant :

(Cid, 13 C J.) (Bér., 14 C.) (id., 19 CJ.) (id., 34 C J.) (R. B., t8 E.) (id., 41 E.)

Ah! Rodrigue, il est vrai, quoique ton ennemie,...

(Cid, 1 C J.)

INTENSITÉ MAXIMA : MOTS IMPORTANTS ET PATHÉTIQUES

l’effort dont témoignent les amplitudes a été réellement plus faible que sur d’autres syllabes, mais les timbres étant plus favorables, les deux Ah ont une portée plus grande. Cet alexandrin déclamé par R :

Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.... ( R . B., io.)

dont nous avons dit, à propos des acuités, qu’il est intéressant par le contraste qu’on y découvre, laisse apercevoir les mêmes nuances dans la distribution de l’énergie :

Me vivo.

• yé rœ

gar

dé e yé

kel

pu

dcer

La douleur de Ruy Blas se

marque à la fin du vers

par une

diminution de force '.

Donc, pour résumer ce qui précède, on peut dire que les apostrophes et les éléments exclamatifs du discours réclament une puissance particulière de l’articulation, pourvu que les sentiments à exprimer ne s’y opposent pas, mais au contraire que la volonté du sujet ne suffit pas toujours à traduire exactement pour l’oreille ce que le travail de l’organe laisse attendre : il faut que les conditions physiques qui résultent de la nature des timbres soient favorables.

On peut assimiler aux intensités pathétiques déjà signalées celles que l’on rencontre parfois à la fin des phrases, indépendamment de la signification précise des mots examinés isolément. Nous avons vu que, dans certains mouvements de fureur ou d’amertume, les syllabes de conclusion au point de vue mélodique, ne se comportent pas normalement, mais que, devenant semblables à des suspensions de sens, il leur arrive de dépasser le médium de la voix. Le phénomène est beaucoup plus difficile à définir d’une façon certaine dans le domaine dynamique, et l’on n’a d’autre ressource que de comparer la valeur des finales suspendues avec les autres temps marqués du texte. On ne doit pas oublier que, proportionnellement, amplitudes et distances d’audibilité sont moins fortes à mesure que la voix s’élève et tend assortir du médium. Sous ces réserves nous avons cru reconnaître l’effet de la colère à la rime des alexandrins suivants où peut se rencontrer cependant un déplacement oratoire de l’accent d’intensité, la hauteur affectant la syllabe tonique :

Sous la servile loi de garder sa promesse? ( Andr ., 6 A1 2.)

Prodiguer les doux noms de parjure et de traître. (id. , 18 A.)

La Hollande et l’Anglais partagent ce royaume ; (7?. B., 21 E.)

C’est la même cause qui paraît donner une force relativement énorme à des suspensions réelles qui dominent tout le vers:

Quoi ! sans que ni serment ni devoir vous retienne... De la fille d’Hélène à la veuve d’Hector...

Soyez flétris devant votre pays qui tombe...

Le peuple misérable et qu’on pressure encor...

(Andr., 9 A.) (id., 12 A.)

(R. B., 8 ER.) (id., 38 R.)

Dans 1 avant-dernier de ces alexandrins, 1 efloit pour E ne se traduit pas par une audibilité plus considérable, à cause de l’d trop fortement nasalisé.

1. La différence des sentiments s’y note cependant beaucoup mieux par les variations de l’acuité.

2. Il faut remarquer qu ici 1 interrogation n’est point forcée de se traduire obligatoirement par une suspension de la voix.

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

Nous avons dit, en traitant des acuités comparées, qu’une émotion vive, mais d’un autre ordre que la colère, peut de même amener une importante suspension de la voix à la finale du vers. En ce cas, il y a renforcement de l’énergie seulement si le sentiment réclame une véhémence particulière, s il s agit par exemple d exprimer une résolution ferme ou une volonté définitive. Autrement, la hauteur musicale étant considérable l’intensité reste modérée. Nous allons voir d’ailleurs qu’en d’autres circonstances les élévations mélodiques et la puissance de l’articulation ne sont pas concomitantes.

Comme les termes exclamatifs, les mots importants pour le sens reçoivent un relief dynamique, dans les mêmes conditions et avec les mêmes exceptions. Si l’on veut cependant donner aux groupes rythmiques une couleur particulière dé ferveur ou de passion contenue, on se contente de taire ressoitir le mot par un simple accroissement de durée qui frappe la syllabe accentuée. On comparera 'pour ce vers :

Rien que la nuit et nous. Félicité parfaite! (Hem., 4.)

les dictions de A et de E, où se laisse reconnaître la lutte des deux tendances :

Rye

la

nwi

te

nu

Fe

si

té

par

Jè t(œ)

A, chez qui la première syllabe n’est pas musicalement privilégiée, la marque dynamiquement d’une façon particulière, à cause de la signification éminente quelle possède. E se résout à un compromis : rien est plus aigu, mais il n’y a aucune vigueur dans l’articulation : le cri&qui allait s’échapper est réprimé. Dans les deux déclamations, travail et audibilités concordent. Au cours de ce qui va suivre il ne faudra donc pas oublier que les sujets peuvent adopter des interprétations différentes : tout dépend de la conception qu’ils se sont faite du texte proposé. Voici encore d’autres exemples d’atténuations de force avec ou sans abaissement concomitant de l’acuité :

Tout s’est éteint, flambeaux et musique de fête Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose.

Lui, seul, battu des flots qui toujours se reforment,... Lui songe à sa Jeannie au sein des mers glacées,...

(Hem., 3 A E R.) (id., 7 E R.)

(P. G., 26 B EJ.) (id., 41 B J’.)

Procédons cependant par ordre. Si les mots importants sont articulés, par rapport au reste du vers et sauf les exceptions signalées, avec une dépense d énergie plus grande, il n y a point ici encore de valeurs absolues. Tous les degrés de la mise en relief se rencontrent depuis l’effort léger qui isole seulement le terme en saillie des autres groupes rythmiques de l’alexandrin, jusqu’à celui qui le place en pleine lumière et lui confère une importance à ce point prépondérante qu’il domine des séries de plusieurs vers. Les nuances sont infinies. Quant aux divergences des sujets, elles seront exposées ailleurs.

Le dynamisme dont il s’agit intervient généralement au début du premier hémistiche. Il est essentiellement un procédé d'orateur et constitue un excellent moyen d’attirer l’attention sur tel mot dans lequel on reconnaît un argument. Les exemples peuvent être classés de la façon suivante :

1. Dans toute cette série, il y a accord du travail fourni et de la distance d’audition.

INTENSITÉ MAXIMA : MOTS IMPORTANTS ET PATHÉTIQUES

i° L’intensité maxima s’attache au mot ou au groupe rythmique qui possède la valeur significative la plus considérable. Dans cette première série, les amplitudes et les audibilités sont concordantes et elles accompagnent un relief musical :

Me force à travailler moi-mème à ta ruine. (Cul, 22 C.)

Pleurante après son char vous voulez qu’on me voie... (. Andr ., 21 A.)

Elles sont encore concordantes dans les vers suivants, cette fois sans relie! musical :

(' Cid , 15 C J.)

( Cin ., I, 12 C.) (Ber., 32 C J.)

Mon âme aurait trouvé, dans le bien de te voir...

La mort emportera mon âme vers la tienne...

J’espérais que du moins mon trouble et ma douleur...

Ces trois derniers exemples sont d’un haut intérêt, car ils montrent qu’il y a parfois échange entre la force et l’acuité, celle-là suppléant ai besoin celle-ci quand il s’agit d’établir des nuances dans l’expression, ou quand la hauteur musicale fait ressortir une suspension de sen: importante. Nous transcrivons le deuxième de ces alexandrins :

môr

à por

ra mô

nà

ver

la tyè

NO

NO

tO

La distinction des effets y est très nette.

Voici d’autre part un vers où l’etfort accompagné d’acuité est resté purement subjectif et ne s’est point traduit par une distance d’auditioi plus grande :

. Pluie ou bourrasque, il faut qu’il sorte, il faut qu’il aille... (P. G., 18 B EJ.)

Ajoutons enfin que toute force articulatoire particulière disparaît quand des groupes rythmiques, analogues aux précédents, se rencontrent dan un texte pénétré de tristesse et de mélancolie :

Mon cœur en ce moment 11e vient pas de se rendre... (Bér., 2 C J.)

Un autre était chargé de l’empire du monde... (id., 11 CJ.)

Ici encore on a distingué entre la hauteur musicale et l’énergie, comme en font foi les tableaux généraux.

2° D’une manière semblable, tout élan de passion, indépendamment du sens propre au mot ou au groupe rythmique, tend à développer 1 puissance de la voix. Les renforcements de la syllabe tonique apparaissent fréquemment, avec tous les degrés signalés, quand il s’agit de reprendr un argument déjà présenté, de corriger ce qu’il y avait d’excessif dans les paroles qu’on vient de prononcer, de prévenir telle ou telle idée qu’01 ne voudrait point voir se former dans l’esprit de celui à qui l’on s’adresse. Au point de vue temporel, le même mouvement se traduit générale ment par une accélération de vitesse; au point de vue musical, par une élévation du registre.

L’exemple qu’on peut citer et commenter est celui qui a été déjà utilisé dans le chapitre des hauteurs comparées. C’est celui-ci :

Ne crois pas qu’après toi rien ici me retienne... (Cin., I, 1 1.)

Lote. — L’ alexandrin. <>

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

Emilie a demandé à Cinria le sacrifice de sa vie. Mais du moins il ne doit pas croire qu’elle ne l’aime me et- pI1p i

l’assurer quelle ne lui survivra point. La voix devient plus forte couture nous avons vu qu’elle devient plus aigue. C ZlTdonc : ^ ^

krwa

ha

pre

Hua

ryè

ni

si

vice

tyè n(œ) 80 80-65

Ici 1 émotion s’est traduite par l’énergie accordée à la seconde syllabe du vers : du même coup, le groupe rythmique initial se trouve r -, dune expression sentimentale. ^ 1 . fi ltia* se trouve revetu

Le Phénomène se produit dans toute une série d’alexandrins. Il est lié assez régulièrement à une acuité d’importance analogue. Dans les cas suivjntSj le tiacé révèle 1 accord des amplitudes et des audibilités :

Ta funeste valeur m’instruit par ta victoire,...

Car enfin n attends pas de mon affection...

Ce silence est trop noir, ce calme est trop profond. Dis, ne voudrais-tu pas voir une étoile au fond ? Dans les brisants, parmi les lames en démence,...

(.Cid, 9 C.)

(ib., 23 J.)

{H cm., 21 ER.) (ib., 22 E.)

frt;:,'l JT”;;: !“ ™P,itUdeS * aUdiHlkéS SOm et P- U puissance acoustique de la syllabe

Tandis que tu parlais, sa lumière qui tremble... {Hem., i A E R )

crescendo de b voix> ^ ^ « — »• * -

tii‘^ZTfant- qU°iqUel‘‘ ha“'eur mmiCa'e mette e" rdief les 8r°upes ry,hmi^ues OÙ « l’élan pathétique, l'énergie de l’articula-

Ta parole est un chant où rien d’humain ne reste... {Hem., 16 A F R )

Tout à 1 heure on fuyait la lumière et les chants ! {j\,^ 2 5 A E R )

On en voit la raison : il n’y a là ni désir, ni volonté, ni ardeur particulière de l’amour, mais simplement de la tendresse. L’attaque du vers doit donc etre douce : toute rudesse ferait contre-sens. craque au vers doit

Ajoutons enfin que l’unanimité des sujets n’est pas toujours réalisée. Il peut se produire, dans des vers comme ceux que nous venons de citer t es confins entre les dtvers groupes rythmiques, quand par exemple une exclamation ou nne apostrophe est voisine de syllabes qui réclament une

T h h J T d eXPrTn ( " 22)' 11 &Ut Par COnsé<)Uent clloisir> décider O* Portera le relief principal, et on le fait avec plus ou moins

PL! u auss1’ effets appdés par le textc peuvent ne pas étre aperçus par ,es iisL ~ ™

t1„e fn„!rPom!ll!' da‘mTtC ' > T !“ 'nembres “^“es où se concentre le mieux la pensée que traduit le vers, ceux qui doivent davan- :: ' PP. , , da”S la SU,‘ e ,0g'<lue liu d,scours- Ce,te on vedette n’est pas semblable à celles que nous avons examinées jusqu’ici • elle

la ™ leTt ■ P,'US t natT,ém0tiVr En général’ ellc « ““ régulièrement liée à une élévation concoltan’.e de

voix, uans les cas suivants, les traces révèlent 1 accord des amplitudes et des audibilités :

INTENSITÉ MAXIMA I MOTS IMPORTANTS ET PATHÉTIQUES

Si quelque autre malheur m’avait ravi mon père...

Il fallait, cher Paulin, renoncer à moi-même...

Mais par où commencer ? vingt fois, depuis huit jours. . . La Savoie et son duc sont pleins de précipices,. . . L’Autriche aussi vous guette, et l’infant bavarois. . .

Le peuple, j’en ai fait le compte et c’est ainsi. . .

Rien que la nuit et nous, félicité parfaite !

(Cid, 14 J C.) (Ber., 19 J.) (ib., 28 C J.) (R. B., 24 E R.) (ib., 26 ER.) (ib., 35 R.) (Hem., 4 A R.)

Paifois, au contraire, les amplitudes et les audibilités ne sont pas concordantes, et 1 effort est resté inutile à cause de timbres particulièremeni improductifs :

Résolu d’accomplir ce cruel sacrifice... (Bér., 26 C.)

La France pour vous prendre attend des jours propices. (R. B., 25 E )

Pas un nuage au ciel. Tout, comme nous, repose. (Hem., 7 A.)

Ce n’est qu’un point; c’est grand deux fois comme la chambre. (P-G., 33 E.)

Ailleurs cependant, pat un phenomene different de celui que nous avons constaté plus haut, on rencontre parfois des énergies considérables en 1 absence de tout relief musical. Alois, ou bien 1 intensité brute maxima, frappant soit une voyelle comme u (tout: Hern., 7), soit une nasale, ne réussit pas à leur conférer une valeur d’audition par quoi elles dominent le vers :

Dur labeur. Tout est noir, tout est froid, rien ne luit (P-G., 28 B J.)

Ce n’est qu’un point, c’est grand deux fois comme la chambre (ib., 33 B J.)

Ou bien, la voyelle étant favorable, l’effet est produit :

Je sais ce que l’honneur, après un tel outrage. . . (Cid, 5 C J.)

Dans ce dernier vers, 1 élévation de la voix, affectant le groupe rythmique initial, marque la transition, mais les mots importants sont ailleurs, ce sont ceux où s indique 1 excuse de Rodrigue. Les deux nuances qu’il fallait exprimer l’ont été par des moyens dissemblables : les deux sujets s entendent dans le choix de leurs procédés, Nous donnons la déclamation de C :

sé

lo

nàer a

tel

Ira j(œ)

Jusqu ici nous avons parlé des cas dans lesquels, sauf exception, les acuités et les intensités présentent généralement les mêmes variations. Le parallélisme est moins constant lorsque les mots importants sont ceux qu’on va indiquer.

4 Lorsqu un membre de phrase est rattaché au précédent par une conjonction accentuée, lorsqu’un groupe rythmique marque une opposition

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

de sens ou une succession dans une énumération, la hauteur musicale dominante est rarement accompagnée d’une dépense d’énergie proportion nelle, comme en font foi les exemples suivants :

Et, si je penche enfin du côté de ma gloire...

Au fond, dans l’encoignure où quelque humble vaisselle... Tout près, un matelas s’étend sur de vieux bancs...

Puis priant Dieu sitôt que les cinq enfants dorment.

(Bér., 7 J.) (P. G., 5 B.) (ib., 8 B J.) (#-, 25 B.)

Dans ces alexandrins les intensités brutes confirment les audibilités.

Lcfioit leste de meme ordinairement modéré quand la distribution des acuités laisse sans relief mélodique des mots semblables aux précédents (Bér., 7 C- Cid, 3 C — P. G., 8 E, n B, 13 B, 25 J).

I araii les îares vers où Ion peut reconnaître chez le sujet la volonté de mettre en vedette les éléments dont il s’agit, nous citerons :

Dès que ma triste main eut fermé sa paupière... (Bér., 15 C.)

Et, comme un voyageur sur un fleuve emporté... ( Hcrn ., 17 R.)

Il faut y ajouter : P. G., 5 E et 8 J, soit quatre exemples où le renforcement de la voix peut s’expliquer par la nécessité d'une expression plus soutenue. Dans le premier et le second l’acuité ne concorde pas avec l’effort, dans le quatrième l’amplitude seule permet de conclure. Ailleurs enfin (. Andr ., 23 A) c’est uniquement le timbre qui fait dominer la particule de liaison.

5 Les mots a valeur ironique % généralement articulés sur des notes aiguës, ne présentent que peu fréquemment, dans les morceaux enregisnés, une intensité prépondérante. Dans cette série d alexandrins, les syllabes soulignées sont relativement faibles :

Seigneur, dans cet aveu dépouillé d’artifice,

J’aime à voir que du moins vous vous rendiez justice... {Andr., 1-2 A.)

Quoi, sans que ni serment ni devoir vous retienne... {ib., 9 A.)

Le bal ! mais un oiseau qui chanterait aux champs !.. {Hem., 26 A EJ.)

Cependant, prenons-y garde. Les trois premiers de ces vers se trouvent au début d’un passage dont le sujet A distille soigneusement toutes les perfidies ; pour être plus cruelle, la raillerie doit s’exprimer d’une façon plus mesurée, avec un mépris distant et froid qui dissimule le ressentiment profond d’Hermione. C’est seulement au milieu du morceau que les traits se détachent avec plus de vigueur, de façon à nous faire sentir que le calme était feint. Alors la colère transforme l’ironie. Avec l’avant-dernier alexandrin cité, on comparera celui-ci :

D’un héros qui n’est point esclave de sa foi. {Andr., 16 A.)

Les chiffres 2 sont :

A wa s à kœ ni ser mâ

ni

dœ vwàr

vu

ræ

tyè

iice

lis ne le sont point de nature, mais ils appellent l’intonation ironique.

Les deux vers sont exactement opposables, puisqu’ils font partie de la même tirade

et sont dus au même sujet.

INTENSITÉ MAXIMA : MOTS IMPORTANTS ET PATHÉTIQUES 34 1

Dœ e rô ki ne pwè tes kl à vœ dœ sa jwa

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