I- ALEXANDRIN FRANÇAIS
tiquement le dessin constaté. Pour le premier cas, nous donnons d’abord les amplitudes, puis les audibilités. Ensuite, ces dernières suffiront jusqu au de\ eloppement par lequel nous terminerons cette partie de notre discussion.
10 Y Cmcendo de la voix est terminé à l’intérieur du premier hémistiche, et le decrescendo remplit le reste du vers. Cet affaiblissement de l’effort articulatone se tan, comme il faut s’v attendre, par le moyen des temps marqués qui diminuent progressivement de valeur :
De servir, serviteurs qui pillez la maison.
vir
ser
ser
ki
pi
yé
la
me
Ici la disposition définie est très claire et elle concorde au point de vue de la distance auditive et du travail fourni, puisque les fortes amplitudes du dernier groupe rythmique sont uniquement causées par l’extrême gravité des voyelles prononcées.
escendc de la voix est terminé pai la syllabe de I hémistiche et la voix descend ensuite par degrés jusqu’à la rime. 11 y a pour ainsi dire équilibré entre les deux parties de l’alexandrin :
Je me dois, par ta mort, montrer digne de toi.
dwa
par
moi-
la 410-275 290 a
ire
di n(oè)
du
hua 10 15-3
(Cid, 28 C.)
’ L opposition est analogue à eelle du premier exemple, mais en sens inverse. Ici le renforcement de la voix, commencé avec la première syleis, débordé su 1 le second hémistiche, et les accents sont d énergie croissante, tandis que le dernier membre métrique est moins fort :
Les flots le long du bord glissent, vertes couleuvres ;
INTENSITÉ MAXIMA : SUSPENSIONS DE SENS, CONCLUSIONS ET SCHEMAS MÉLODIQUES 349
gli
A 60 ver
30 ku
A 50-20 vrœ
Le vers est intéressant parce que l’acuité des trois temps marqués est la même (280 v. s.). Il y a donc une de ces suppléances dont nous avons signalé plus haut la possibilité, et l’effet que se propose le sujet est très évident : il veut rendre la rapidité et la violence de la vague. L’affaiblissement brusque de la puissance articulatoire qui se note à la fin de l’alexandrin fait contraste avec le choc de la septième syllabe. Les déclamations de E et R au contraire ne laissent pas apercevoir les mêmes intentions.
40 Le crescendo de la voix peut commencer avec le début du premier groupe rythmique et se terminer avec la rime, sans être contrebalancé par aucun groupement de force décroissante. C’est qu’alors la plus forte suspension de sens coïncide avec la rime, ou bien qu’il y a une gradation pathétique produisant le même résultat :
Mais voyez, regardez, ayez quelque pudeur.
kèl
ye 1 3°
dé 9°
gar no-55 r<v 5° A “53
ye 5 5
vwa 7°-45 a 3 5 7 5 *7 28
5° Le vers peut se partager en deux phrases ascendantes à sommets rarement égaux, le point culminant de chacun étant déterminé par une coupe du texte :
Me
dær
pu 165-55
lier 140 A “22
bôr
là
flô 6 5
Le 125-135
Aux yeux de tous les Grecs indignés contre vous :
l’alexandrin français
dæ
tu
le
Grèk
di
ne
ko
Ira
vu
(. Andr ., 31 A.)
lu les deux cretes qui terminent le premier et le second hémistiche, auxquelles les autres accents restent subordonnés, sont proportionnelles à la suspension du. sens.
6° Inversement, mais moins souvent, deux périodes décroissantes sont possibles si l’alexandrin contient deux conclusions ou deux membres de phrase traites comme conclusions. Ou bien la ou les périodes d’affaiblissement peuvent se terminer à l’intérieur du vers, une période de crescendo commençant ensuite pour finir avec la rime. Les exemples seront :
Bon appétit, messieurs! — O ministres intègres !
Bo
na
pe
mi
ti
me
ms
trœ
syœ 5 10-5
C’est la mère. Elle est seule. Et dehors, blanc d’écume,
tè