Abbé Rousselot, Principes, p. I
l’expression numérique des tracés
tableaux de compréhensibilité (expériences de la Croix-de-Berny) qu elles diffèrent assez peu de celles qui ont été étudiées. « L’erreur est donc insignifiante si l’on mesure les moyennes et les ouvertes sur les fermées correspondantes.
Les voyelles nasales ont été enregistrées à l’aide de deux tambours semblables, de 17 millimètres de diamètre, avec trois degrés différents de nasalité : ordinaire, forte, très forte. D’après la distance d’audition, il a été reconnu que si l’amplitude buccale équivaut à peu près à l’amplitude nasale ou lui est supérieure, l’intensité se mesure comme pour les voyelles simples, en faisant la somme de l’amplitude nasale et de l’amplitude buccale. Si l’amplitude buccale n’est que de la moitié de la nasale, on procède comme à l’ordinaire et l’on divise le chiffre obtenu par 2 environ. Si l’amplitude buccale enfin est huit fois plus petite que la nasale, le résultat trouvé devra être divisé par 10, 4, d’où, toute une progression qui, calculée rigoureusement, serait la suivante :
pour une amplitude buccale 3 fois plus petite que la nasale, on divise par 3,4
Une chose est certaine, c’est que la nasalité s’accroît en raison inverse de l’intensité auditive et que, plus le souffle passe par le nez, plus la distance de compréhensibilité est réduite. En fait, il faut apporter quelquefois un léger tempérament à la progression ci-dessus, diviser par 3 au lieu de 3, 4 et ainsi de suite, en se basant sur les syllabes qui entourent la nasale. Un peu d’élasticité est nécessaire dans les calculs, puisque à (B. 8,
N. 68) a été compris 1 à 21 mètres, l (B. 5, N. 92) à 23 mètres.
Toutes les fois qu’il ne s’agissait pas de faire apparaître des différences minimes, nous avons procédé avec des chiffres ronds, et nous avons divisé par 5 au lieu de 4,8, par 6 au lieu de 6,2, afin de nous éviter un travail fastidieux. Les résultats obtenus semblent cependant indiquer parfois une distance d’audition exacte un peu trop grande. Si, comme le dit M. l’abbé Rousselot 2, un à prononcé sur un sol, et présentant à la bouche une amplitude de 30 dixièmes de millimètre, au nez de 15, a été entendu à 84 mètres par M. l’abbé Rigal, en reportant ces 45 dixièmes de millimètre sur Va des tables de réduction, on attribuera à à une compréhensibilité de 112 mètres. Ce sont 39 dixièmes de millimètre qui représenteraient pour un à 84 mètres d’intensité auditive. Mais cette inexactitude d’évaluation ne se produit que pour les â, è, ô, & dont l’amplitude buccale équivaut à peu près à l’amplitude nasale ou lui est supérieure ; ailleurs, grâce aux éliminations opérées, elle est minime ; dans tous les cas, les mesures obtenues sont suffisantes pour faire apparaître à sa place l’accent d’intensité que le présent ouvrage a pour but d étudier.
Donc, pour donner un exemple de nos notations, nous transcrirons un vers entier. On lira à la première ligne les durées, à la seconde les hau-
teurs musicales, à la troisième les intensités
Point de
pain
quelquefois et i
jamais
de repos (XXV
Pwè dœ pe
hl
fwa
ja
mè
pô
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