V. II
CD
appa
affa
adda
assa
anima
to
CO
arra
aeta
alla
lé
anna
Ces observations faites, il est maintenant aisé de passer à l'examen de la syllabe. La mesure de celle-ci s’obtient très facilement si l’on ajoute à la durée de la consonne celle de la voyelle qui lui est jointe. En commençant par les groupes factices qui débutent par une voyelle, on peut
donc présenter le tableau ci-après (p. 50). ..... ,, mnunft:„n
On peut d’abord noter que les syllabes formées par une voyelle seule sont régulièrement plus courtes que celles qui sont dues a la con on d’une voyelle et d'une consonne. En outre, ce sont les syllabes finales, où l’élément principal de durée est la voyelle qut sont les plus longues. La valeur temporelle, bien entendu, en reste toujours variable et n’a rien d'absolu : il est cependant évident que dans sa relatif, te meme ele n’est point conditionnée par l’étendue du groupe auquel elle appartient, et il n’y pas de loi constante qui l’allonge ou la diminue selon qu 1
s’agit d’une formation dissyllabique, trisyllabique ou quadrisyllabique. .
Quant aux syllabes intérieures, une fois que nous aurons remarqué qu’elles ont une légère tendance à s’abréger à mesure que la combinaison
accroît ses éléments, il nous faudra encore à leur sujet attirer l’attention sur un fait particulier que M. l’abbé Rousselot a déjà mis en evieence C’est que, dans les groupements de grande étendue, et si l’on prend pour point de départ la dernière syllabe toujours nécessairement longue .1 s’établit parfois un mouvement ondulatoire qui frappe d’une légère augmentation de durée, de deux en deux, les syllabes qui precedent la finale.
Naturellement il n’y a ici rien d’obligatoire, et des successions comme akakaka et ararara peuvent 1 une et 1 autre être traduites par e sl kiu.i Mais déjà dans ajajaja la seconde syllabe est de ri plus longue que la troisième, ce qui interrompt légèrement la progression des durées ; dans agagaga au contraire elle dépasse de 4“ celle dont elle est suivie et forme dans la série un petit sommet, de telle sorte que le schéma qui s impose se modifie nécessairement et passe de ” w à w la dernière syllabe conservant d’ailleurs toute son importance.
Il semble que cette différence temporelle soit encore bien faible pour être sentie à coup sûr par l’oreille, et pourtant elle pourrait fortifier a théorie suivant laquelle le vers français est presque invariablement soumis à un mouvement iambique : « Puisque la dermere syllabe peint et sonore d’un mot français, écrit M. Wulff 2, à ne pas compter un e muet finale atone, est toujours forte, il s’ensuit que, sauf cas spécial,