‹ Études sur le vers françaisChapitre 40 sur 214 · IC · texte numérisé non relu

IC

KJ KJ KJ

lœ hué

CO

KJKJ

dus mexp

KJKJ

hue lœ

KJKJ

lese pâsê

KJ KJ KJ

Dans toutes ces agglomérations, dont la plus étendue, il est vrai, ne dépasse pas quatre syllabes, c’est la dernière syllabe qui porte l’accent temporel, quel que soit le mot qui termine la locution enregistrée, et il n’y aurait d’exception que si cette syllabe était constituée pai une eon sonne accompagnée d’un * muet. Avâ, quand on l’isole dans la prononciation, a sa dernière syllabe longue ; mais elle ne 1 est plus dans ava km oc, , groupe nouveau où la progression s’établit de l’initiale à la finale, celle-ci étant seule affectée par l’accent de durée ; .il en est de meme si on compare les mots meÿ, kafé, aba, lésé avec les composés mezp no'ev, me^ô superb, Use pâsé , kafé Iriser, aba jur. ,

C’est en effet la place du terme qui importe plus que le terme lui-même, comme on peut s’en rendre compte par les groupements ont es e t ments sont identiques, mais sont situés différemment selon les cas. Que la finale soit en position seconde (nutf) ou troisième (dtu megp), elle est toujours longue; lur porte l’accent temporel dans œ martô lur, mais non plus dans œ lur martô, tout simplement parce qu il termine a premiut locution, tandis qu’il ne termine pas la seconde. En d’autres termes, plusieurs mots étroitement rapprochés par le sens s unissent e.m 1

dation pour former un organisme complet ; ils s’ordonnent de telle façon qu’il n’y a plus qu’un mot unique dont la dernière syllabe seule est longue, ou l’avant-dernière quand il y a un e muet à la finale.

Enfin, il faut noter que l’accent de durée est indépendant des formes grammaticales. La phonétique historique montre parfaitement que le, ce, je sont des formes atones; cependant la prononciation peut les rendre toniques : tout dépend des habitudes du langage moderne et des conditions de l’expression courante. Je ne vois pas d’exemple de je tonique à la fin d’un groupe polsyllabique ; mais ce, atone dans est-ce, ne l’est pas dans sur ce et les exemples contenus dans le tableau précédent ( mâjé læ, buté là) nous présentent une syllabe terminale sur laquelle insiste fortement la voix : la forme étymologiquement atone a été,’ par le développement de la langue, introduite dans des formations où la prononciation la rend nécessairement tonique.

Mais toutes les observations que nous venons de présenter s’appliquent-elles à des faits d’une régularité absolue ? Dans les tracés que nous avons obtenus, il y en a un petit nombre que nous n’avons pas utilisés dans le calculs de nos moyennes. Les voici :

me

Kô

su

perb

le

se

Pa

se

le

se

pa

sè

mar

to

lûr

lûr

mar

tô

Les difficultés s’expliquent aisément par ce que nous savons déjà. Étant donné en eftet que dans les deux premiers tracés la consonne initiale dépasse légèrement en valeur temporelle la voyelle qui lui est jointe, il faut reconnaître dans le faible allongement noté par le signe — un déplacement oratoire de tout point semblable à ceux déjà déterminés et qui se manifeste dans le mot métrique de la même façon que dans le mot grammatical. Les trois derniers exemples peuvent être rapprochés des groupements artificiels apapapa, atatata, etc. où nous avons constaté sporadiquement la présence d’un accent accessoire antépénultième, accent subordonné à celui qui termine le groupe.

D’autres explications cependant sont également possibles et beaucoup plus vraisemblables. Les lectures étendues faites pour le vers prouvent que la voix a besoin de prendre des points d’appui assez fréquents ; dans une prononciation non soutenue ils peuvent être d importance assez minime et la dernière syllabe du membre rythmique demeure la plus longue : il n’est toutefois pas étonnant que le temps marqué secondaire tombe de préférence sur les fins de mot intérieures du groupe et laisse subsister comme le souvenir de ce qu’aurait été l’accentuation normale dans le mot isolé. C’est l’interprétation qui nous semble la plus convenable pour les exemples troisième et cinquième. Pour le quatrième, le tracé, qui indique une égalité de durée de Vin, de Va et de IV, exclut l’hypothèse d’un déplacement oratoire : il s’agit d’un allongement semblable à celui que nous

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