‹ Études sur le vers françaisChapitre 69 sur 214 · Becq de Fouquières, op.cit., p · texte numérisé non relu

Becq de Fouquières, op.cit., p

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

Le sang de vos rois crie et n’est point écouté.

La voix doit maintenir l’accent sur rois et développer l’énergie nécessaire à prononcer la double articulation de crie, qui venant après un léger temps d’arrêt, double la puissance et l’effet de l’accent fixe. » Il y a erreur de Becq de Foucquières, et Racine n’eût certainement pas admis une coupe cinquième en concurrence avec celle de l’hémistiche. Mais il ressort de nos tableaux généraux que la lecture pressentie par le critique, et contre laquelle il proteste, est assez souvent adoptée, par suite des difficultés de déclamation qu’on a notées plus haut.

Il est rare en effet que deux longues consécutives, et non séparées par un silence, restent telles. Le cas peut se présenter ', mais le plus ordinairement la première tend à se subordonner à la deuxième; dans certains vers celle-ci peut ne l’emporter sur l'autre que de quelques centièmes de seconde; d’autres fois au contraire la réduction est presque complète. S’il s’agit d’un temps marqué isolé précédé d’une mesure polysyllabique 1 2, celle-ci s’allonge alors volontiers d’une syllabe en perdant elle-même son accent.

Soient donc deux pieds monosyllabiques qui se suivent. On peut rencontrer ces déclamations :

Bois, prés, fontaines, fleurs, qui voyez mon teint blême

Bu ’â

pré

fi

té

flær

ki

vwa

yé

blé ( ma ’)

KJ

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