‹ Études sur le vers françaisChapitre 71 sur 214 · Guilliaume, op. cil., p · texte numérisé non relu

Guilliaume, op. cil., p

Si la terminaison de ce mot est féminine, la pénultième reçoit le temps marqué, selon les règles générales. Je trouve cependant :

Soyez flétris devant votre pays qui tombe. . .

Swa ye Jie tri dœ va vo Irai pe î Ici là b(œ ) 15 17 31 44 13 18 12 18 14 13 13 56

KJ KJ KJ ■ KJ — KJ KJ KJ KJ KJ —

(RB., 8 G.)

COMMENT S’ALTÈRENT LES GROUPES RYTHMIQUES

rencontre que si le groupe rythmique ne présente avant la finale aucune terminaison favorable. Un mot de six syllabes formant un seul pied pourra donc être frappé d’un léger temps marqué intérieur. Notre vers-experience :

Nabuchodonosor était roi d’Assyrie,

se décompose régulièrement dans son premier hémistiche et poui secondaire, selon ce type :

Na

bu

ko

do

kj

KJ

KJ

toutes les déclamations, une fois par l’effort emphatique, dix fois par une longue

te

rwa

das

kj

si ri (<r)

(XXI bis, Su.)

L’un des morceaux inscrits présente

un exemple analogue :

Ma générosité doit

répondre à la tienne.

Ma

je

ne ro

li té

diva

re pô

dra

la

tyè

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

KJ

(Cid., 26 J.)

Il y a au contraire allongement emphatique toutes les fois que, dans une syllabe en demi-relief, la consonne l’emporte sur la duree de la

Fig. 23. — Un fragment de ces deux vers :

Car les petits enfants ont faim . Il part le soir,... {P. G., 19 F.)

La lun(e) tout à l'heure à l’horizon montait. {Hem., 10 R.)

Dans le premier la syllabe par forme un accent secondaire où la voyelle a est l’élément principal. Dans le second la syllabe tu constitue un accent oratoire

en effet dominante.

: la consonne t y est

voyelle 1 (fig. 23), et cet allongement, d’une manière générale, ne peut tomber que sur.le monosyllabe initial ou second de la mesuie, ou ukoh sur la syllabe initiale ou seconde, mais non sur la syllabe finale d’un mot polysyllabique qui fait partie de cette mesure.

I, C’est ce qui ressort de notre précédent chapitre,

IOO

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

Nous ne nous occuperons ici que du premier phénomène. L’accent secondaire n’est jamais de nécessité absolue ; il apparaît ou disparaît selon les déclamations; il ne consiste parfois qu’en un faible accroissement de durée; ailleurs il atteint presque la valeur de l'accent principal, parfois même il la dépasse, et dans certains cas l’on peut constater la décomposition parfaite du groupe qu’on s’attendait à rencontrer. Voici toute une série d’exemples :

Le

vrai peut quelquefois ri’être pas vraisemblable.

Lee

vrè

pce

kel

kœ fwa ne trœ

pii vre

sà

bla

blœ

(VIII, G

Apprends que mon devoir ne dépend pas

du sien.

prà

mô

dœ vwàr nœ de

pà pâ

du

syé

XO

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