‹ Études sur le vers françaisChapitre 97 sur 214 · NE SONT PAS ISOCHRONES : LE RÔLE DU SENS · texte numérisé non relu

NE SONT PAS ISOCHRONES : LE RÔLE DU SENS

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plusieurs des causes signalées peuvent concourir conjointement à l’accroissement ou au to ~ drin suivant, possédant moins de syllabes et moins d’accents, est plus court que ceux dont ,1 est nnmedtatement encadre .

A ne te laisser point ta fuite en ton pouvoir.

Ou bien la cause varie avec les sujets, e, le graphique donne les indications nécessaires. Voici quelques vers don, la valeur temporelle es, diminuée soit parce que les syllabes ont été moins nombreuses, soit parce que les accents ont etc moins frequents .

Ce pouvoir souverain que j’ai sur tout le inonde...

L’ambition déplaît quand elle est assouvie...

Car les petits enfants ont faim. Il part le soir...

Nous avons ainsi justifié notre première proposition et nous passerons maintenant à la seconde, à savoir que l'importance littéraire du vers e,

le sens ou’on lui accorde sont facteurs de sa duree. . . , > • p nr

Nous avons déjà constaté que l’importance des temps marqués amène une certaine lenteur dans la taon. I tau, en quoi certaines syllabes longues le son, -elles plus que d’autres? Tout simplement parce quelles sont plus nches en force s.gmficattve et quelles

Même remarque pour les ver, suivants : moins de syliabes e, durée rédune : Bi r ... HJ - ». «J

suffi, pas a rendre compte de la différence constatée ; on doit aussi considérer la faiblesse des accents - P. G., 12, B — P.G P,,. . - *•*•. 19. (*« «, ■ 9

9 syllabes ; pour les autres il en a davantage) ; 2° ou inversement : nombre de syllabes plus grand et duree accrue .P. .,2, . ,

(fin., I, 6.)

(Cin., II, 2.) (Cin., II, 10.) (P. G., 19.)

L ALEXANDRIN FRANÇAIS

mentent un relief particulier. On peut donc dire que tout élément pathétique contenu dans le texte déclamé tend à allonger le vers auquel il appartient.

ans la categorie des éléments pathétiques entrent d’abord les termes exclamatifs, non seulement les exclamations et les interjections au sens grammatical du mot, mais encore toute apostrophe adressée à l’interlocuteur, toute prise à partie directe, impératif ou « vocatif», toute particule de liaison à valeur expressive. Toutes choses restant comparables par ailleurs, la règle se vérifie toujours. On a donc dressé la liste suivante ou chaque exemple l’emporte soit sur l’alexandrin antécédent, soit sur l’alexandrin subséquent :

Pardonne à mon amour cette indigne faiblesse. (Clu., I, 3.)

Tu voudrais fuir en vain, Cinna, je le confesse. (//>., 4.)

Porte, porte chez lui cette mâle assurance... (jb., 7.)

Ah! Rodrigue, il est vrai, quoique ton ennemie... (Cid, 1.)

Seigneur, dans cet aveu dépouillé d’artifice... (. Audr ., 1.)

Mais, Seigneur, en un jour, ce serait trop de joie... (Audr., 22.)

Crois qu'il m’en a coûté, pour vaincre tant d’amour... (Bér., 8.)

Et vous osez! ... — Messieurs, en vingt ans, songez-y... (R. B., 34.)

Dis, ne le crois-tu pas, sur nous, tout en dormant... (Hern., 5.)

L allongement s’opère ou bien par l’accent rythmique seul, ou bien, en cas de déplacement emphatique du temps marqué, par le groupe métrique tout entier. Mais il faut citer des chiffres :

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