‹ Études sur les parlers de France au Canada [microforme]Chapitre 5 sur 42 · RENE · texte numérisé non relu

RENE

Dialectes ou Patois, furent importés au Canada.

On ne trouve plus, chez nous, que des traces dialectales, nombreuses, il est vrai, et qui font de notre parler un français régional, mais qui ne l’ap- Parentent que d’assez loin et accidentellement aux patois.

Le lexique. — Notre parler Populaire a gardé un grand nombre de mots d’origine Patoise, Tels sont, Pour ne citer que quelques exemples :

décaniyer (déguerpir) / achaler (importuner) casuel (fragile, maladif) berlander (flâner) étamperche (sorte de tendoir, etc.) bavaloise (pont de pantalon) bacul (palonnier)

Y Catalogne (sorte de tapis, couverture de lit)

perche pour soutenir un

nt © se

cani (qui a mauvais goût, vieux, moisi) chouler (exciter un chien)

frigousse (espèce de mets)

godendard (grande scie)

CS gadellier (groseillier à grappes)

mucre (humide)

lasserie (partie de la grange où l’on entasse les gerbes)

tondre (amadou)

esterlet (hirondelle de mer)

basir (mourir, disparaître)

bauche (course)

gingeollent (folâtre)

sagant (malpropre) Vtrâêlée (grand nombre) etc., etc., etc.

La phonétique. — Cette matière sera développée plus longuement dans un autra chapitre. Il suffira, ici, de mentionner quelques , .oduits pour montrer à quelle conclusion mènera un examen plus approfondi.

Comment expliquer, autrement que par une permutation dialectale, lamuiïssement de l'y suivi d’une nasale, comme dans lune et brume, qui deviennent, chez nous, comme dans le Maine et la Normandie, l@n et brèm ?

TRo*

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