DENAIN
RRA + Les!
La forme franco-canadienne && pour quel ne peuÿ Pareillement se rattacher qu’à une origine patoise.
Qu’y a-t-il encore de plus dialectal que la labialisation de l’e ouvert (+labiale), comme dans les mots lèvre, chef, crème, etc., qui deviennent lèvr, cèf, krèm, ec. ? Si ce phénomène ne se rattachait pas directement aux patois, il ne pourrait être que le résultat d’une nouvelle mise en marche de l’évolution de l’a lotin tonique libre (+labiale), interrompue dans Je français.
La morphologie et la syntaxe. — La morphologie est presque entièrement française, de même que la syntaxe. Cependant, :] Y à encore quelques traces de patois, comme les prétérits en , comme le pluriel rdsin6 (rossignols), comme le masculin sd (seul), etc. Les parfaits analogiques en à se rencontrent, il est vrai, dans le vieux français : mais après le XVIe siècle, ces formes ne se trouven$ que dans les patois et le langage populaire, 4)
Ces témoignages, qu’on pourrait facilement multiplier, montrent quelle influence ont exercée sur notre parler les dialectes français. Ils ont laissé dans notre lexique un grand nombre de mots : ils
(1) ct. Nyrropr, Gram. hist., t. II, p.56; Guerzin pe Guma, le Parler popul. dans la Commune de Thaon, P. 121; Nisann, Langage Pop. de Paris, p. 222.
TS
ont altéré notablement la phonétique de notre français ; mais sur la morphologie et sur la syntaxe, leur action s’est à peine fait sentir.
C’est ce que permet de constater l’examen de notre parler populaire d’aujourd’hui.
Comment donc, puisqu'ils furent importés en Nouvelle-France, les patois ont-ils presque complètement disparu, et n’ont-ils ainsi laissé que des traces ? comment s’est effectuée dans le Canada français l’unité linguistique ?
L’uniformité du parler populaire dans le domaine du franco-canadien est en effet remarquable. Le vocabulaire présente, il est vrai, suivant les régions explorées, des variantes, mais accidentelles, et qui n’altèrent pas l'aspect général du lexique.
La phonétique accuse une uniformité plus sensible encore.
Quant à la syntaxe et à la morphologie, elles ne Paraissent pas varier sensiblement d’un bout à l’autre du pays.
Et cette langue relativement uniforme a pour fond le français, plus exactement le français popu-
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