Butler, loc. cit., p
XXVI INTRODUCTION
nous savons au moins ceci : la rédaction qui contient les chapitres xx-xxi, et le chapitre xxii, qui leur sert d'appendice, date au plus tôt du vi® siècle ou du vii^, selon qu'elle est de provenance jacobite ou nestorienne. Mais il va de soi qu'elle a pu être formée par interpolation d'un apocryphe plus ancien.
On voit donc l'importance qu'il y aurait à savoir au juste ce que comprenait primitivement le texte syriaque, — traduction, imitation, compilation ou rapsodie, — qui fut réuni au pseudo -Thomas pour former notre apocryphe actuel. Mais il ne semble pas que l'examen de la tradition manuscrite syro-arabe permette de résoudre le problème ainsi posé. Dans toute cette première partie, les seules divergences à propos desquelles on puisse prononcer le terme de recension sont les suivantes.
S2 et S^, manuscrits nestoriens, brodent sur l'histoire des mages une légende où la Perse, seconde patrie du nestorianisme, est mise en évidence ^ Le Laurentianus, également nestorien, n'en a retenu que certains détails, qui dénotent toutefois une narration écrite du même point de vue. Son paragraphe préliminaire sur la fabuleuse prophétie de Zoroastre est d'une couleur locale suffisamment caractérisée^. Le Vatica' nus et l'exemplaire de Sike, manuscrits jacobites, semblent en avoir gardé une trace ^, d'où il faudrait conclure qu'il appartenait à la rédaction primitive.
1. Voyez ci -après, p. 3, note 2 au ch. m de la rédactioa arabe.