CH. VII, 2. JOSEPH ET MARIE DÉNONCÉS AUX PRÊTRES
du Seigneur. Lorsqu'il fut entré dans la maison, Joseph se leva; ils s'embrassèrent, puis s'assirent^. Anne le scribe dit : « Etes-vous heureusement revenu de votre voyage, père vénéré? Comment se sont passés votre allée et votre retour? » Joseph dit : « Je suis heureux de vous voir ici ^ , scribe et serviteur de Dieu. » Le scribe dit : « Quand ètes-vous arrivé, homme vénérable, vieillard cher et agréable à Dieu? » Joseph dit : « Je suis arrivé (hier) soir; j'étais fatigué et je n'ai pu aller assister à la cérémonie de la prière. » Le scribe dit : « Les prêtres et tout le peuple demeurent dans l'attente de votre arrivée. » Joseph dit : « Que le Seigneur Dieu d'Israël les bénisse maintenant et à jamais. »
2. Ayant ainsi parlé, ils dressèrent la table; ils mangèrent, burent, se réjouirent, et après avoir remercié le Seigneur, ils rendirent gloire à Dieu. Au même instant, Anne le scribe, ayant arrêté les yeux sur la vierge Marie, la regarda et vit qu'elle était enceinte. Il se tut cependant (et) s'en alla trouver les prêtres, auxquels il dit : « Ce Joseph, auquel vous rendez témoignage qu'il est un juste, vient de commettre une grave iniquité. » Les prêtres dirent : « Quelle œuvre d'iniquité avez-vous observée en lui? » Le scribe dit : « La vierge Marie, qu'il a emmenée du temple, et que vous lui aviez ordonné de garder saintement, est aujourd'hui violée, sans avoir reçu régulièrement la couronne
2. La scène qui suit et tout le dialogue sont un développement fantaisiste de Protév. XV, 1.