Comparer Protév. XVIII
haussée et que le ciel s'était abaissé, et il éleva les mains comme pour toucher l'endroit où ils se rejoignaient. 11 aperçut autour (de lui) les éléments, qui demeuraient engourdis et hébétés; les vents et l'air du ciel, devenus immobiles, avaient suspendu leur cours ; les oiseaux (et) les volatiles avaient arrêté leur essor. Et regardant à terre, il vit une jarre nouvellement (fabriquée) : (près de) là se tenait un potier qui avait pétri de l'argile, faisant le geste de joindre en l'air ses deux mains, qui ne se rapprochaient pas. Tous les autres avaient le regard arrêté en haut. 11 vit aussi des troupeaux que l'on conduisait : ils n'avançaient, ni ne marchaient, ni ne paissaient. Le berger brandissait sa houlette et ne pouvait frapper les moutons, mais il tendait la main levée très haut. Il regarda encore un torrent dans un ravin, et vit que des chameaux^'* qui paissaient (là) avaient posé leurs lèvres sur le bord du ravin et ne mangeaient point. Ainsi, à riieure de l'enfantement de la vierge sainte, tous les éléments demeuraient comme lîgés dans leur attitude.
9. Joseph regarda au loin et vit une femme qui venait de la montagne, avec une large toile jetée sur l'épaule. 11 alla à sa rencontre et ils se saluèrent. Joseph dit : « O femme, d'où venez-vous et où allezvous? )) La femme dit : « Et que cherchez-vous, vous qui m'interrogez ainsi? » Joseph dit : « Je cherche une sage-femme hébraïque » [cf. Exode, ii, 7]. La femme
14. nLiimu, peut-être pour oliu, chevreau, comme Protév. XIII, 2.