‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 188 sur 330 · Littéralement : « notre témoignage · texte numérisé non relu

Littéralement : « notre témoignage

gneur a promis d'accomplir en faveur des enfants des hommes, (ordre) qui s'est conservé chez nous jusqu'à ce jour. « Hérode dit : « Où est ce livre que votre peuple possède seul à l'exclusion de tout autre? » Les mages dirent : « Aucun autre peuple ne connaît ceci, ni par ouï-dire ni par (sa propre) intelligence. Seul notre peuple en possède le témoignage écrit. Car lorsque Adam eut quitté le Paradis, et que Gain eut fait périr Abel, le Seigneur Dieu donna à Adam Seth, l'enfant de consolation, et avec lui, cette lettre écrite, fermée et scellée par le doigt de Dieu ^'^. Seth la reçut de son père et la donna à ses fds. Ses fils (la donnèrent) à leurs fils, de génération en génération. Et jusqu'à Noé, ils se passèrent ^^ l'ordre de garder soigneusement cette lettre. Noé la donna à Sem son fils, et les fils (de Sem la donnèrent) à leurs fils. Puis ceux-ci l'ayant reçue, la donnèrent à Abraham. Abraham la donna au grand prêtre Melchisédec, et par cette voie notre peuple (la reçut), au temps de

17. La même légende est déjà rapporiée dans TOpus imperfectum in Matthaeum^ homélie II, 2 : Audivi quosdam referentes de quadam scriplura etsi non certa, tamen non destruente fidem sed potius délectante : quoniam erat gens sita in ipso principio Orientis, iuxta Oceanum, apud quos ferebatiir quaedam scriptura, inscripta nomine Seth, de apparitura hac Stella et muneribus ei huiusmodi ofîerendis, quae per generationes studiosorum hominum, patribus referentibus filiis suis habebatur deducta... (Migne, P. G., t. LVL p. 638). La suite de l'épisode s'écarte sensiblement de la rédaction arménienne. Mais il est hautement remarquable que, touchant le Livre de Seth {ou d'Adam, car c'est tout un ici), notre apocryphe s'accorde avec une scriptura non certa qui avait déjà cours à la fin du P siècle.

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