CH. XV, 4. LA SAINTE FAMILLE AU CAIRE
4. Partis de là, ils arrivèrent près des frontières d'Egypte, en une ville qui s'appelle Caire'', dans un grand château de la résidence royale, qui est un espace (couvert) de palais et de forteresses. (C'était) un château très élevé, magnifique, splendidement orné et décoré avec une grande variété, qu'Alexandre de Macédoine avait autrefois élevé, aux jours de sa puissance. Ils y demeurèrent quatre mois, jusqu'au moment où l'enfant Jésus atteignit deux ans et quatre mois.
5. Jésus allait au dehors, se promener avec les enfants et les petits en bas âge ^^, pour jouer avec eux et se mêler à leurs conversations. Il les emmenait aux
ou plutôt PoXpah, rappelle étrangement ne.xriA^j nom de la ville où, d'après la légende copte, Denys l'Aréopaglte aurait observé l'éclipsé miraculeuse qui se produisit à la mort du Christ (cf. O. von Lemm, Bulletin de l'Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, 5" sér., t. XII, 1900, p. 286). Mais M. Kugener a identifié Pelpah avec Ba'lbek, qui se trouve clairement désigné dans d'autres rédactions de la légende (Oriens Christianus, t. 17/, 1907, p. 3^2; cf. Analecta BoUandiana, t. XXIX, 1910, p. 30^)- Il est, du reste, plus naturel de supposer que le PoXpah de notre texte désigne Bilbais, ville située au N.-E. du Caire et appelée en syriaque ^m^^oj {en copte (|)6AB6C ou c|)OAnAC; cf. Amélineau, Géographie de l'Egypte à l'époque copte, Paris, 1893, p. 33i).
9. Entendez : ils arrivèrent à proximité de Mesrin en une ville appelée Caire. Glose aggravée d'anachronisme. Le Caire proprement dit est le quartier ajouté par les conquérants Fatimides à côté de l'ancienne ville. Le non-sens géographique oii est tom,bé le traducteur arménien s'explique par le fait qu'en syriaque comme en arabe le même nom (k-2^, r^»po) servait à désigner l'Egypte et sa capitale. Voyez la rédaction arabe ch. XXV, note, p. 28 et l'introduction.