‹ Évangiles apocryphes (volume 2)Chapitre 23 sur 330 · Cf. Mark, t. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. Mark, t. cit., p

2. C'est aussi tout ce que prouvent les raisons par lesquelles le regretté Paul Vetter s'est laissé persuader que le livre d'Ahikar aurait été traduit de l'arabe en arménien (Theologische Quartalschrift, t. LXXXVII, 1905, p. 353-54; cf. p. 357). L'origine arabe de l'Ahikar arménien ne serait donc pas un exemple à invoquer ici.

3. C'est ainsi que, çà et là, une circonstance de l'action principale est indiquée dans une proposition coordonnée où l'on croit reconnaître le hâl arabe.

XUI INTRODUCTION.

LWre de VEnfance fut, vers la fin du vi^ siècle, traduit du syriaque en arménien. Samuel d'Ani (vers 1179) relate dans sa chronique', qu'en l'année 590^, des propagandistes nestoriens, originaires de Syrie, introduisirent avec eux en Arménie un certain nombre de livres apocryphes, dont il donne la liste ^. Ils furent expulsés avec leur bibliothèque interlope. Mais, ajoute Samuel, ils avaient fait des dupes, qui traduisirent leurs livres. L'un de ces apocryphes a pour titre VEnfance du Seigneur : Wutlil^nLpjiJi Shiuni.

On ne peut tirer de ce témoignage que ce qu'il renferme. En soi, il ne garantit aucunement que ce Li^re de l'Enfance nestorien, proscrit au vi° siècle, soit le même que l'on retrouve au xn% accepté quasi officiellement par l'Arménie monophysite. Il est évident, d'autre part, à des signes trop clairs pour qu'on s'arrête à les discuter, que le texte des éditions actuelles ne date pas de l'an 590. Quand même tous les autres indices qui le prouvent se laisseraient éliminer un à un, la langue, déjà mêlée d'arménien vulgaire, donne-

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